Mons Des mesures ont été prises dans les sections primaires pour éviter la contagion.

C’est une invitée malvenue qui a fait son apparition à l’athénée royal de Binche. La gale a frappé les sections primaires de l’établissement comme l’indiquaient hier nos confrères de La Nouvelle Gazette. Sept cas auraient été détectés. Mais la direction indique avoir pris des mesures pour stopper la contagion.

Une direction que nous n’avons pas pu joindre. D’après le secrétariat, tant la préfète que le directeur étaient en formation à Liège ce mardi et ne pouvaient répondre à nos questions. Une chance que le ciel ne soit pas tombé hier sur ce navire sans capitaine.

Du côté de la Ville de Binche, on suit la situation avec attention. Mais aucune école communale n’est concernée à l’heure actuelle. Et tant que la maladie reste confinée dans les murs de l’athénée, la Ville n’intervient pas. Elle se saisira du dossier si d’aventure, l’épidémie devait être déclarée. Ce qui n’est pas à l’ordre du jour pour le moment.

La gale avait disparu de nos radars après la Deuxième Guerre mondiale. Mais elle fait sa réapparition dans le courant des années 90. "Il y a plusieurs hypothèses qui expliquent ce retour. Notamment une détérioration des conditions socio-économiques", explique le Dr Kidd, infectiologue et hygiéniste à Jolimont. "Mais la gale ne s’attrape pas seulement à cause d’un manque d’hygiène. Il suffit d’être en contact avec quelqu’un qui l’a. C’est un petit acarien qui, au lieu de se nicher dans les matelas, va se mettre dans notre peau où il va creuser des sillons. C’est ce qui provoque des démangeaisons. Ce parasite n’existe que chez l’homme et peut être traité en quelques jours."

À titre préventif, mieux vaut éviter tout contact corporel avec une personne infectée. En mettant des gants par exemple. "Si on est en contact avec quelqu’un qui a la gale, dans le cadre d’une épidémie, on peut aussi appliquer une pommade sur le corps le soir et la garder toute la nuit avant de prendre une douche le lendemain matin. Le jour même, il faut laver ses vêtements. À 60 degrés si possible", poursuit le Dr Kidd. "Il est évidemment toujours difficile de savoir d’où la gale est venue. Mais il faut être prudent lorsqu’on parle de personnes placées en espace confiné comme les élèves d’une classe, le personnel d’un hôpital ou des gens en maison de repos par exemple."

Rappelons enfin que la gale ne présente pas de grand danger pour la santé et se traite facilement. L’année passée, on avait assisté en Belgique à une recrudescence de la maladie. Avec notamment six cas recensés dans une école d’Arquennes.