Mons

L’université s’engage officiellement en faveur du renforcement de l’accueil et de l’intégration des migrants et réfugiés.

L’Université de Mons (UMONS) vient d’adhérer à la campagne “Université hospitalière”. Elle devient ainsi la seconde université du pays, après l’ULB, à s’engager en faveur d’une noble cause : le renforcement de l’accueil et de l’intégration des migrants et réfugiés dans la communauté universitaire.

L’idée est de cet engagement est de “mettre en lumière les initiatives existantes et envisagées pour favoriser la condition des personnes migrantes et réfugiées sur le campus universitaire, de valoriser l’engagement institutionnel et celui des membres de la communauté, et d’afficher l’engagement des établissements d’enseignement supérieur en faveur de l’hospitalité envers les personnes migrantes et réfugiées dans la société.”

L’adhésion à cette campagne s’inscrit dans le droit fil des initiatives que l’université a prises depuis 3 ans (depuis novembre 2015), à l’initiative du Recteur Calogero Conti. Cela a débuté avec l’organisation en son sein et dans le Pôle hennnuyer de l’accueil de jeunes réfugiées et réfugiés désireux d’entreprendre ou de reprendre des études supérieures devenues inaccessibles dans leur pays d’origine. “Convaincue que l’enseignement est un vecteur d’émancipation, un lieu d’échanges de savoirs et un espace de rencontres et d’expression des différences, l’UMONS s’est déclarée très naturellement université hospitalière” , commente l’université.

Ainsi, depuis novembre 2015, la Cellule réfugiés (récemment rebaptisée Programme d’aide en faveur des étudiants réfugiés) de l’UMONS a soutenu plus de 250 demandeurs d’asile provenant de différents centres d’accueil hainuyers. Près de 75% d’entre eux ont été inscrits aux cours de français langue étrangère (FLE).

Près de 50% ont pu fréquenter dans la foulée en tant qu’auditeurs libres des cours à l’UMONS représentatifs de l’orientation dans laquelle ils souhaitaient se former. Les “demandeurs d’études” ont reçu une aide personnalisée pour faire face aux lourdes obligations administratives, notamment en matière d’équivalence de diplômes. La Cellule réfugiés a ensuite facilité l’inscription comme étudiants réguliers (dans la filière de leur choix) de tous ceux qui ont pu obtenir l’asile en Belgique.