Mons Les eaux du Grand-Large sont pourtant jugées bonnes par les experts

Mons Se baigner au Grand-Large n’est toujours pas à l’ordre du jour de l’été 2018. Le ministre Di Antonio (cdH) vient d’ouvrir officiellement la saison balnéaire en Wallonie en donnant son feu pour 21 sites de baignade, ouverts au public jusqu’au 15 septembre. Parmi ceux-ci, dans la zone de Mons-Centre, seul un site a obtenu le graal : le Grand-Large à Péronnes. Les études relèvent des eaux de "bonnes qualités". Du côté du Grand-Large à Nimy (Mons), on fait toujours la grimace.

Car ce n’est pas la qualité de l’eau qui pose problème mais l’absence d’aménagements sécurisés du site. Et cela fait des années que le dossier est sur la table des différentes autorités (à la fois communales qu’hydrauliques) sans qu’aucune solution concrète n’ait vu le jour. À une exception près, à savoir en 2016 où une zone avait été délimitée pour offrir quelques plongeons gratuits aux baigneurs de passage.

Bref , cet été, le dossier est toujours dans l’impasse. Le Grand-Large fait néanmoins partie des quatre sites fermés pour cause "de réhabilitation et d’aménagement". Qu’en est-il exactement ? "Nous avons soumis la proposition aux instances du Port de Plaisance du Grand-Large", explique l’échevin du Tourisme, Nicolas Martin (PS). "Ils ont émis des doutes quant à la pertinence du rapport de la qualité de l’eau sur la zone définie pour autoriser la baignade. Il a été demandé de refaire des analyses. Cette zone identifiée compte un fond à la fois vaseux et jonché de certains déchets, apparemment. Il y avait aussi un problème de conduite, qui laissait présager des difficultés potentielles."

Ensuite, les difficultés de sécurisation ne sont toujours pas réglées. Il est vrai qu’avec les nageurs, aucun risque ne peut être pris. "Il faut assurer une surveillance du site de baignade, ce qui pose aussi un problème de coût."

Résultat ? Pas de plongeon en 2018, comme en 2017 et en 2016. "Toutes ces réserves, émises par différents acteurs de terrain, ne permettent pas à la ville d’autoriser la baignade. La piscine va quant à elle étendre toute sa zone de loisirs, ce qui devrait attirer du monde," conclut l’échevin.