Mons

Les contrôles seront multipliés, tant en journée qu’en soirée ou durant la nuit.

Automobilistes, désignez votre BOB ! Ce vendredi soir à partir de 22 heures jusqu’au 28 janvier à 6 heures du matin, les contrôles seront en effet intensifiés sur tout le territoire. Ils le seront plus encore lors du “week-end sans alcool”, du 11 au 14 janvier. Sur l’ensemble des zones de la région, l’heure est à la préparation. Mais toutes s’accordent pour rappeler que l’objectif n’est pas de faire de la répression à tout prix.

Malheureusement, malgré des messages maintes fois répétés, la sensibilisation reste indispensable. “La zone boraine est déjà très active en matière de contrôles. D’importants dispositifs seront déployés en journée, en soirée, de nuit,… Nos chiffres restent interpellant. Nous constatons que malgré une campagne annoncée, malgré notre présente régulièrement sur les voiries de la zone, l’alcool et les stupéfiants au volant restent problématiques”, déplore Jean-Marc Delrot, chef de corps de la zone de police boraine.

Les comportements irresponsables seront clairement dans la ligne de mire des policiers. “Soyons clairs, il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières. Chacun a sa vie sociale, loin de nous l’idée de ne pas comprendre cela. Mais il y a lieu de sensibiliser les conducteurs aux bons comportements : désigner un BOB, confier ses clés à quelqu’un ou faire appel à un taxi en cas de besoin”, ajoute Marc Garin, chef de corps de la zone Mons-Quévy. Preuve que la consommation d’alcool derrière le volant reste problématique, un combi a été embouti par un automobiliste ivre jeudi soir.

“Ce genre d’opérations nécessite une certaine planification car de plus gros moyens sont engagés. Nous verrons comment gérer la campagne. Le service roulage sera par moment mobilisé, c’est-à-dire qu’il n’y aura parfois que deux ou trois policiers sur place. A contrario, certaines opérations mobiliseront une trentaine de policiers”, annonce Eddy Maillet, chef de corps de la police locale de La Louvière. “La prévention porte ses fruits, le message est connu. Mais il serait illusoire de penser que la prévention fonctionne sans répression.” Rappelons qu’en 2017, 4 210 accidents avec tués ou blessés ont impliqué au moins un conducteur sous l’influence de l’alcool, ce qui représente un accident toutes les deux heures.