Mons

Il faut remonter au 12 décembre 2002 lorsqu’un accident de bus s’est produit à l’intersection de la rue Basse et de la rue des Chênes, à Wihéries. Un bus Tec avait dérapé sur la chaussée et n’avait pu éviter la chapelle Saint-Eloi, qui avait été complètement détruite.

La commune de Dour et les Tec entraient alors dans une longue procédure judiciaire afin de déterminer les responsabilités. Durant cette procédure, aucun travaux ne pouvaient être entrepris sur la chapelle au grand dam des Dourois particulièrement attachés à l’édifice. Une saga qui s’est éternisée durant plus de dix ans mais qui vient de connaître son aboutissement.

La chapelle Saint-Eloi sera finalement reconstruite à l’identique. Les travaux de démolition et de reconstruction ont débuté mercredi dernier. Il ne s’agit plus que d’une question de semaines pour revoir la chapelle trôner à l’intersection des deux rues de Wihéries. "Afin de limiter les coûts, le collège a passé un marché de fourniture des matériaux", explique Vincent Loiseau (DR +), le bourgmestre faisant fonction de Dour.

"Nous avons décidé de confier ce chantier aux services communaux. Le bureau technique de l’administration communale s’est chargé des plans et de l’étude de stabilité et les ouvriers communaux assumeront la construction de l’édifice". L’interminable procédure a donné du fil à retordre à l’administration communale. "Les Tec refusaient de reconnaître leur responsabilité dans cet accident. La justice a finalement donné raison à la commune de Dour. La page la plus triste de l’histoire de cette chapelle est à présent tournée !"

Voilà qui devrait mettre du baume au cœur des Dourois, et plus particulièrement des habitants du village de Wihéries qui désespéraient de voir un jour renaître cette chapelle.