Mons

Une fois encore, le conseil communal de Colfontaine n’a pas été de tout repos. Le dossier qui a le plus animé les débats est celui du principe de vente de la cure de Warquignies. Après un échange vif, le conseil a finalement voté à la majorité la vente du bien pour un montant de 70.000 €.

"L’administration communale avait besoin de l’approbation du conseil afin d’officialiser l’accord de principe entre la commune et l’acheteur privé", explique Grégory Dufert, chef de cabinet du bourgmestre D’Antonio (PS). "Certains conseillers chicanent car c’est un dossier qui est ouvert depuis très longtemps. Les discussions ont été longues mais un accord a été trouvé. C’est d’ailleurs la meilleure offre que la ville ait reçu pour la vente du bâtiment."

Il faut écrire que c’est également l’unique offre proposée à la ville. Le bâtiment, qui fait partie du patrimoine communal, est à l’abandon depuis de trop nombreuses années. L’administration cherchait à le vendre mais les lourds travaux nécessaires à sa rénovation rendaient les futurs acquéreurs réticents. C’est d’ailleurs le premier argument du bourgmestre quant à la vente du bien. "Lorsque vous devez vendre un bâtiment et qu’une seule personne se propose pour l’acheter, vous lui vendez !", commentait-il au conseil.

Selon le contrat de vente, deux conditions ont été émises par l’entité. Il faut que les travaux soient terminés avant les cinq ans. Et le nouveau bâtiment devra entrer dans le cadre de la politique de logement de la commune.

Au conseil, les deux conditions ont inquiété les conseillers Colfontaine Plus. "Nous doutons du sérieux de cet acquéreur", justifie Cécile Dascotte, chef de file du parti. "I l a déjà bénéficié de deux ans mais rien n’a bougé. Aujourd’hui, on lui en donne cinq pour remettre le lieu en ordre. Si rien n’est réalisé après cette période, le bâtiment reviendra à la commune dans un état encore plus insalubre."

Aujourd’hui , la balle est dans le camp de l’acquéreur privé. Le bourgmestre a insisté en rappelant son intention de garder le dossier à l’œil durant la rénovation et la réhabilitation du bâtiment.