Mons

L'argent sera utilisé pour organiser des ateliers bien-être au bénéfice des patients

Difficile de garder le moral lorsque l’on se bat contre le cancer. Conscient de cette réalité, le centre hospitalier EpiCURA s’implique depuis plusieurs années dans la lutte contre la maladie et propose notamment des activités à destination des patients. Pour ces initiatives et plus précisément pour son projet « Un peu de moi m’aime », il vient d’être récompensé par la Fondation contre le Cancer.

Sous ce label « Un peu de moi m’aime », une partie des équipes soignantes et des bénévoles organisent régulièrement des journées bien-être pour les patients atteint d’un cancer. Entre la sophrologie, le yoga, la coiffure, des ateliers make-up, peinture, musique ou encore massage, tous ont l’opportunité de souffler un peu.

« Il est important que les patients et leurs proches se sentent bien et reprennent le goût de prendre soin d’eux, même s’ils sont mis à mal par la maladie et les traitements. Notre objectif, c’est de leur permettre de se sentir bien, de vivre un moment agréable mais surtout, de leur rappeler à quel point ça fait du bien ! Lorsque l’on est atteint d’une maladie grave, aller chez le coiffeur, faire une manucure,… peut sembler inutile. Et pourtant pour l’estime de soi, c’est important », explique Christine Dumont, psychologie en oncologie.

© EpiCURA

Grâce aux 45.000 euros alloués sur deux ans à EpiCURA par la Fondation contre le cancer, les activités pourront être organisées plus régulièrement. « Nous allons les multiplier mais également les étoffer avec de nouvelles activités. Jusqu’ici, nous étions contraints de limiter le nombre de participants et ils étaient principalement réservés aux patientes atteintes d’un cancer du sein. Nous les avions ensuite ouvertes aux patientes dont le corps avait été abimé. Dès demain, ce sont toutes les personnes soignées au sein de notre hôpital qui pourront y prendre part. »

Tous les sites d’EpiCURA sont donc concernés. « Jusqu’à présent ces journées bien-être étaient organisées une fois par an sur chaque site. Nous allons essayer de monter en puissance en misant sur une journée par trimestre avec 15 à 20 ateliers. La subvention de la Fondation va en plus nous permettre d’engager une esthéticienne sociale qui voyagera sur les différents sites.» Si ces activités ne sont bien entendu par obligatoires, elles permettent d’offrir une véritable bouffée d’oxygène aux patients qui mènent un combat acharné contre la maladie.