Mons Le ministre François Bellot fait le point sur l’avancement des travaux.

Lentement mais sûrement, la gare de Mons avance, au propre comme au figuré. La sixième et dernière phase de poussage de la charpente métallique, qui servira de passerelle, est actuellement en cours de finalisation. De quoi faire espérer les Montois et les navetteurs de voir leur gare terminée avant la fin des derniers délais annoncés pour 2020 ? Peut-être, mais il n’en sera rien.

Car le chantier n’est pas pour autant terminé. De nombreux aménagements suivront la fin du placement de la structure métallique. « La passerelle a atteint sa position finale », explique François Bellot (MR), le ministre de la mobilité, interrogé par le député-bourgmestre d’Hensies Eric Thiébaut (PS). « Les procédures de mise en appui définitive de la passerelle sont actuellement en cours et ce, pendant que l'on entame les pré-montages des avant-perrons. La mise sur appui définitive sera achevée fin septembre 2018. »

Cette mise en appui conditionne la réalisation des autres travaux : la couverture et la façade de la gare, l'équipement technique spécial et les moyens d'élévation, les constructions des deux auvents et des abris de quais et le second œuvre et les parachèvements. « La co-activité sur le chantier va donc s'intensifier fortement », poursuit le ministre. « Les travaux caténaires en gare sont aussi tributaires des travaux de charpenterie. Ils ont, pour certains, repris progressivement et vont également s'intensifier. »

François Bellot estime à 95 % l’accomplissement des travaux de gros œuvre et d'infrastructure ferroviaire. Mais le timing prévisionnel de la fin des travaux n’est pas raccourci. « La SNCB estime la mise en service de la gare passerelle au mieux à la fin de 2019 mais certainement au milieu du printemps 2020. »

Sans compter les éventuels nouveaux pépins, comme ce fut le cas en 2015. Le marché pour la "charpente métallique" avait été interrompu en novembre « à cause de la défaillance généralisée de l'adjudicataire », rappelle le ministre. Des mesures d'urgence avaient été prises pour aboutir à la réalisation des deux premiers tronçons de la passerelle. Dans la foulée, deux procédures de marché public ont été relancées.