Mons

Patrice Degobert est satisfait du bon déroulement du festival.

La police des Hauts-Pays peut souffler un grand ouf de soulagement. Le Dour Festival est terminé et il s’est parfaitement déroulé sans le moindre incident grave. « Le mot de bilan que l’on doit avoir, c’est la fluidité », assure Patrice Degobert, le chef de corps de la police des Hauts-Pays. « Au niveau organisation, réactivité, sécurité et circulation, ça a été un festival fluide. Toutes les pièces de puzzle se sont mises au bon endroit. C’est donc extrêmement positif »

C’est ainsi que 600 personnes ont été contrôlées sur le site : 147 procédures ont été ouvertes mais seule une vingtaine d’arrestations administratives (trouble à l’ordre public) sont à constater. « Pour cinq jours de festival, c’est vraiment très peu », estime le commissaire divisionnaire dont les équipes ont saisi 3 kg de drogue et 3.780 euros. « Plus on gratte, plus on trouve. Les dispositifs antistupéfiants à l’entrée du site et sur les routes ont été très prolifiques. »

Sur les axes routiers, la police boraine était en renfort avec les douanes et les services des taxations. Au total, 764 véhicules ont été contrôlés et 137 PV de conduites sous influence ont été dressés. De même, 142 PV de roulage sont à signaler alors que 70.464 euros de taxe ont été prélevés.

Durant les cinq jours de festival, ce sont près de 1.000 policiers qui ont été mobilisés (près de 200 par jour). Pour ce faire, la police des Hauts-Pays a pu compter sur des renforts très utiles. « Presque 100% de notre personnel travaillait. En plus de cela, il y avait un appui des autres zones voisines (Boraine, Mons, Haute Senne, La Louvière, …) ainsi que de la police fédérale. »

Il faut dire que le Dour Festival, c’est l’événement de l’année pour la police des Hauts-Pays. « Même si les quatre communes de la zone sont prolifiques en termes d’événements, le festival est hors proportions parce qu’on se trouve avec plus de 60.000 festivaliers sur une journée et 228.000 sur les 5 jours alors que la commune de Dour ne compte que 17.000 habitants. C’est une ville supplémentaire qui vient se greffer. »

Patrice Degobert, qui a vécu son tout premier Dour Festival en tant que chef de corps, souligne enfin le bon travail des organisateurs. « Ils sont à la pointe en termes de logistique. Beaucoup de choses étaient prévues pour faciliter la sécurité. Le nouveau site prenait en compte beaucoup de remarques négatives de l’édition précédente, notamment en termes de circulation. Cette fois, tout s’est déroulé parfaitement. »

Notons que près de 700 objets trouvés doivent encore retrouver leurs propriétaires qui pourront s’adresser à la commune de Dour endéans les six prochains mois.

Le premier Dour Festival du commissaire Degobert : "Bien préparé"

Patrice Degobert, chef de corps de la police des Hauts-Pays : "Certes, je suis en place depuis le 8 mars et j’étais encore en mode apprentissage. Mais venant d’une ville comme Mons qui possède aussi de gros évènements comme le Doudou et où j’avais été directeur des opérations par le passé, le festival ne me faisait pas peur. J’avais une très bonne préparation surtout que j’avais suivi tout le processus de préparation avec l’organisateur et la police. Et puis, j’avais une équipe derrière moi qui connaissait déjà les rouages."

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