Mons

Ce nouvel ouvrage permet le traitement des eaux usées de 5000 habitants de Feluy et Arquennes

Du temps et beaucoup d’argent auront été nécessaires à l’intercommunale IDEA et la Société Publique de Gestion de l’Eau (SPGE) pour mettre sur pied la station d’épuration de Feluy Nie-Pré. Hier, cette dernière a été officiellement inaugurée en présence du ministre de l’environnement, Carlo Di Antonio (CDH).

D’une capacité de 5000 équivalent-habitant, l’ouvrage traite les eaux usées des habitants des entités de Feluy et d’Arquennes (Seneffe), situées dans le sous-bassin du ruisseau de la Samme. C’est dans le cadre de la mise en œuvre des programmes d’investissements visant à équiper les agglomérations d’installations de collecte et de traitements des eaux usées que les travaux d’aménagement de cette station d’épuration ont été récemment terminés.

© E.B.

Concrètement, après avoir transité via le réseau d’égouttage et les collecteurs, les eaux usées sont épurées au travers de multiples procédés mécaniques, physiques et biologiques avant d’être rejetées dans le cours d’eau de la Graty. “La directive de 1991 relative au traitement des eaux usées urbaines résiduaires imposant à chaque pays membre l’obligation d’épurer celles-ci dans des délais fixés peut être vue comme une contrainte. Personnellement, je préfère la considérer comme une opportunité”, a souligné le ministre Carlo Di Antonio.

“Elle nous oblige à protéger nos ressources. Du chemin a déjà été parcouru ces dernières années mais il ne faut pas relâcher les efforts car les enjeux sont trop importants. Il doit y avoir une véritable prise de conscience de la nécessité de protéger nos ressources fondamentales dont l’or bleu wallon fait partie.” Pour ce faire, ce ne sont pas moins de 4,2 millions d’euros (auxquels s’ajoutent 5,6 millions d’euros pour 4,2 kilomètres de collecteurs d’adduction), qui ont été investis par la SPGE sur le site seneffois.


Des investissements colossaux donc, mais bien nécessaires. “Nous ne pouvons que nous réjouir de constater que 5000 équivalent-habitant bénéficient de l’ouvrage sur une commune qui en compte 11.000 et souligner la qualité de l’eau de la Samme depuis la mise en œuvre de cette station”, a commenté Bénédicte Poll, bourgmestre (MR). “C’était un travail de longue haleine, les riverains voisins (dont elle fait partie, NdlR) ont dû faire preuve de patience et de compréhension mais cela en vaut la peine d’un point de vue environnemental.”

D’autant plus qu’une attention particulière a été apportée à l’intégration de l’ouvrage dans le milieu naturel et que des aménagements visant à atténuer les nuisances, tant sonores qu’olfactives, ont été consentis.