Mons Ce nouveau site est plus grand et présente plus d’avantages que le premier choisi

Nouvelle année, nouveau site pour le projet Serres. La création d’une nouvelle sucrerie sur le territoire de Seneffe est plus que jamais d’actualité mais les porteurs de cet ambitieux pari ont quelque peu changé leur fusil d’épaule. Ce n’est donc plus au sein du zoning de Seneffe-Manage que la sucrerie prendra ses quartiers mais un peu plus loin, au sein du zoning industriel de Feluy.

"Ce nouveau site présente une situation plus favorable sur plusieurs aspects. Il est plus grand, offrant 14 hectares pour l’usine et 10 hectares supplémentaires pour la création des bassins de décantations. Il est à proximité immédiate de la canalisation de gaz à haute pression, nécessaire pour l’optimisation énergétique de la sucrerie. Et son accessibilité est plus directe", explique Jean-François Gosse, du cabinet Innovity.

Des avantages non négligeables alors que le premier site présentait deux faiblesses. "Il y avait d’une part une difficulté d’y aménager à proximité immédiate les bassins de décantation en zone agricole d’intérêt paysager, et d’autre part un accès au terrain trop proche de l’entrée du zoning de Seneffe-Manage. Le risque d’augmenter encore un peu plus le charroi était réel. Aujourd’hui, nous sommes plus loin des habitations, ce qui est préférable."

Le changement de site est désormais officiellement acté. Les démarches se poursuivent donc. "Une réunion préalable à l’étude d’incidence sera organisée le 21 mars prochain", annonce encore Jean-François Gosse. "Il faudra alors obtenir le permis unique auprès des fonctionnaires technique et délégué." La commune de Seneffe aura également son mot à dire pour accepter ou non le projet sur son territoire.

"Ces évolutions et les travaux en cours devraient nous permettre de démarrer la première campagne en septembre 2021. Il s’agit d’une activité saisonnière. Cela signifie que si nous ne sommes pas prêts en septembre 2021, le lancement est retardé à septembre 2022." À terme, l’objectif est de produire 1.500.000 tonnes de betteraves, soit le volume minimum pour garantir l’optimisation industrielle et économique de la nouvelle usine. À noter que la vente de sucre se ferait principalement sur le marché local à des industries alimentaires locales. Certains acheteurs ont déjà manifesté leur intérêt.