Mons

L’engin a été utilisé vendredi soir et samedi en conditions réelles pour surveiller le Summer Music Festival

Ce week-end, alors que le Summer Music Festival battait son plein, certains festivaliers ont probablement eu l’attention attirée par quelques lumières bleues et rouges en levant la tête vers le ciel. Il n’est pas question ici d’OVNI, l’explication est bien plus rationnelle. La zone de police boraine testait en fait son drone nouvellement acquis.

En prenant un peu de hauteur, l’outil a permis aux équipes mobilisées d’assurer une surveillance globale du site du festival. “Nous l’avons utilisé vendredi soir mais les conditions météorologiques n’étaient pas optimales, il y avait beaucoup de vent et de la pluie. Samedi par contre, les équipes ont pu travailler efficacement”, commentaire la commissaire Defgnée.


Le drone a donc décollé à plusieurs reprises, de jour comme de nuit. “Il nous a permis d’avoir une vue d’ensemble du site mais également de surveiller les accès et les abords. Il nous a par exemple permis de nous rendre compte de l’affluence massive du vendredi soir et de voir avec l’organisation dans quelle mesure des caisses pouvaient être rouvertes afin d’éviter au public de rester sur la route, tant les files étaient longues. Nous avons aussi pu nous assurer que la mobilité et le stationnement aux alentours des entrées n’étaient pas problématiques.”

Pour ce premier vol en conditions réelles, ce petit bijou de technologie (d’une valeur de 25.000 euros tout de même) a séduit les policiers spécialement formés à son utilisation. “Ils ont procédé à plusieurs décollages et atterrissages, testé les caméras thermique et infrarouge,… Ils ont pu se rendre compte de ce qu’il était possible de faire ou non. Ils se sont ainsi aperçus qu’une très faible lumière était généralement suffisante pour avoir des images exploitables.”

Particulièrement discret, l’outil doit faciliter le travail des équipes sur le terrain en leur permettant d’évaluer une situation et ne se substitue donc pas au travail policier. La zone avait mûrement réfléchi cet achat, envisagé pour la première fois en 2015.