Mons

Celle-ci devrait permettre de couvrir 10% des besoins énergétiques du parc

Ce vendredi marque le lancement de la troisième édition de la fête du développement durable sur le site du PASS. L'occasion était idéale pour que le ministre de la transition énergétique et de l'environnement, Carlo Di Antonio (cdH), inaugure officiellement l'éolienne installée à proximité du RAVeL.

D'une hauteur de 30 mètres, cette éolienne verticale doit permettre de réduire le coût énergétique propre à la consommation électrique du PASS. Une initiative largement soutenue par le ministre et qui s'inscrit pleinement dans sa politique visant à mettre en place un modèle de production énergétique autonome, inscrit dans le Plan de Transition écologique.

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« Les éoliennes moyennes ont un potentiel intéressant lorsque l'on se trouve, comme c'est le cas ici, dans une logique d'autoconsommation », a précisé ce dernier. « À travers une série de projets pilotes menée dans plusieurs communes, c'est ce que je souhaiterais pouvoir démontrer. D'ici un an, nous tirerons les conclusions de ces expériences afin de mettre sur pied un plan d'implantation du petit éolien. »

Non content d'inaugurer cette éolienne, le Pass peut se targuer d'avoir une installation made in Belgium. Fournie par la société Fairwind, l'éolienne a une capacité de 36 KW et devrait ainsi fournir 75 MWh par an, et ainsi couvrir 10 % des besoins en énergie du parc scientifique. Coût de l'opération, 270.000 euros, totalement couverts par la subvention de deux millions d'euros octroyée par la Wallonie pour la période 2014-2019.

« Lorsque le Pass a ouvert ses portes en 2000, nous n'avions pas le nez sur les dépenses énergétiques et les investissements nécessaires pour diminuer le coût énergétique de l'activité », admet Thierry Vanderhaege, président du conseil d'administration du parc. « Depuis quelques années, une série de choses a pu être faite pour développer ce qui ne l'avait pas été à l'époque, notamment des travaux d'isolation. »


Une deuxième éolienne pourrait-elle être envisagée sur le site ? Peut-être bien, d'ici quelques années. « Nous sommes en négociation pour l'obtention de nouveaux subsides, nous ne pouvons donc pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuer. Mais si nous les décrochons, pourquoi pas ? D'autres travaux peuvent aussi être envisagés, notamment au niveau du bas de la passerelle, où il est impossible d'obtenir plus de 12°C en hiver. »