Mons

Elio Di Rupo, Nicolas Martin et John Joos veulent aller de l’avant, ensemble

La demande en mariage du mouvement Citoyen au parti socialiste à Mons était dans l’air depuis la semaine dernière. Elio Di Rupo, bourgmestre sortant, Nicolas Martin, candidat bourgmestre, et John Joos, élu sortant Citoyen ont annoncé, mercredi, qu’ils feront donc liste commune pour les élections communales d’octobre. À Mons, c’est du jamais vu ! Le parti socialiste ne s’était jamais associé à un autre parti/mouvement avant un scrutin.

Les instances du PS ont choisi de répondre favorablement à l’appel “à l’alliance, au partenariat, au rassemblement” lancé publiquement par John Joos, jeudi dernier. Ce ralliement souhaité par Joos fait suite au “climat politique communal actuel ainsi qu’aux méthodes destructrices d’une partie de l’opposition”, précise-t-il encore. “La démocratie est instrumentalisée par quelques-uns au service de leur parti et non dans l’intérêt des citoyens. Le mouvement Citoyen a toujours œuvré dans le sens de ses valeurs et de ses convictions, avec l’objectif de peser sur la vie politique.”

Du coup, le PS qui a dévoilé 34 de ses 45 candidats pour les futures élections tente l’aventure en saluant le “geste courageux.” Reste que Joos affirmait aussi que Citoyen (et ses candidats) devait conserver “sa liberté et son indépendance”. Le PS a donc donné son feu vert aux candidats étiquetés Citoyen. “Cet appel s’est construit sur base de convergences qui se sont développées progressivement à la fois par rapport aux enjeux communaux et par rapport aux 170 engagements du congrès des idées du PS”, a insisté Nicolas Martin, tête de liste PS à Mons. “Le mouvement Citoyen continue par ailleurs d’exister de manière autonome. Ce partenariat constitue un choix local au regard de l’évolution du contexte politique montois.”

Le PS a salué la démarche "nouvelle et originale en phase avec la volonté exprimée par le PS" lors de la présentation de sa liste. “Il s’agit d’une occasion unique de créer un rassemblement pour Mons au-delà des frontières partisans, en rassemblant des personnes de bonne volonté. L’accord a été conclu dans le respect des spécificités et des identités de chacun."