Mons

Un soleil estival pour saluer cette quatrième édition

C'est une petite perle que tous les amateurs de reggae devraient pouvoir dénicher. Ce week-end à Hensies se tenait la quatrième édition du Roots Reggae Festival.

Avec la ferme Beriot pour théâtre, des légendes vivantes de Jamaïque comme The Gladiators ou des artistes incontournables de France comme General Lion se sont succédé sur scène. Good vibes et soleil estival, tous les ingrédients étaient réunis pour couronner cette quatrième édition de succès.

"Nous venons depuis le début", confient Sarah et Fred, un couple des Hauts-Pays. "Au départ, c'est parce que nous connaissons les organisateurs. Mais aujourd'hui, c'est un rendez-vous que nous ne voudrions pas manquer. L'ambiance est très conviviale, les artistes sont accessibles et on peut venir avec les enfants sans aucun souci."

Pour ces deux jeunes amateurs de reggae, le festival est aussi devenu un rendez-vous incontournable. "Nous avions découvert l'événement par hasard il y a trois ans, en voyant passer une affiche", témoignent Teddy et Stéphane, deux jeunes venus de Valenciennes. "Comme on adore le reggae, on est venu. Et depuis, on revient chaque année. Ca change des gros événements. C'est un bon petit festival, bien sympa."

Les organisateurs se réjouissent de l'ampleur que prend le festival, tout en gardant son identité conviviale. "C'est de mieux en mieux chaque année, le festival évolue", commente Donnato Dalla Valle. "On commence à créer un engouement. Le reggae est fédérateur, porteur d'un message d'amour et de paix. Je suis pasteur d'une communauté chrétienne. Nous avons décidé à quatre de créer une asbl qui s'appelle Regard sur l'autre. Tout simplement parce que nous avons remarqué qu'aujourd'hui, les gens étaient de plus en plus égocentriques. On se regarde soi-même, alors qu'on a peut-être un voisin qui est en train de mourir ou de crever la dalle."

De là, l'association a eu l'idée de créer un festival de reggae. Avec un but ultime derrière la tête. "Notre souhait, c'est de pouvoir créer un orphelinat", poursuit Donnato Dalle Valle. ""Nous n'avons pas encore dégagé assez de fonds, mais le festival n'est pas en déficit. Ce qui est une bonne chose parce qu'en général, même les grands festivals, à leurs débuts, prennent l'eau. Heureusement nous avons de très bons sponsors. Et en attendant l'orphelinat, la ville de Saint-Ghislain devrait déjà nous mettre un bâtiment à disposition pour les SDF."