Mons Mais le centre-ville de Mons n’est toujours pas dans le hit-parade pour son commerce, selon l'AMCV

La thématique controversée du commerce en centre-ville est de tous les sujets de conversations dans la cité du Doudou. La désertification des centres-villes n’est pas propre à Mons, même si la cité tente de sortir la tête de l’eau. Le sursaut est léger, selon l’Association du Management des centres-villes (AMCV) mais les nombreuses aides (principalement financières) devraient commencer à porter leurs fruits.

L’AMCV a présenté, mercredi, sa nouvelle étude afin de mesurer l’attractivité commerciale et son évolution dans les différents centres-villes wallons. Mons est encore loin de concurrencer les grandes villes commerciales de Liège, Namur, Waterloo, Louvain-la-Neuve et Charleroi ! Mais elle se porte mieux… "Mons vient d’une longue période de création de commerces périphériques : les Grands Prés, les portes de Maisières, les portes de Ghlin, Jemappes-Wilson, l’extension des Grands Prés…" rappelle Jean-Luc Calonger, président de l’AMCV.

"D’année en année, on voyait les cellules vides augmenter avec une dégradation importante du cœur de ville. Aujourd’hui, il y a plusieurs opérations de redynamisation qui se font en parallèle, des fonds de l’Europe et wallons… on sent qu’il y a une concentration de moyens publics sur le centre-ville. Il y a aussi des projets de recommercialisation avec de grandes enseignes et donc on sent que des personnes y croient et ont envie d’y installer des magasins. Nous n’avons pas encore l’impact sur les flux piétons comme à Liège ou Charleroi mais on sent qu’il s’y passe quelque chose. Il faudra attendre l’année prochaine."

Selon les chiffres de l’AMCV, 413 commerces sont présents en centre-ville. Ce qui place Mons dans le Top cinq des villes les plus peuplées commercialement. Et 93,2 % de ces bâtiments ont une vocation commerciale. "Cela signifie que la Ville a le potentiel et la volonté de rebondir puisqu’elle conserve la vocation commerciale de ses bâtiments", poursuit Jean-Luc Calonger.

En ce qui concerne le taux de cellules vides, Mons ne se situe pas dans le bas du panier. Elle est plutôt dans le tronc commun avec 21,5 % de taux de cellules vides de manière globale et 23,7 % dans les rues principales (Grand’Rue et rue de la Chaussée). En 2016 et 2017, ce taux oscillait autour des 31 % !

Même avec une chute assez spectaculaire de ce taux, il reste toujours trop important mais Mons vient de loin. "Les autres villes dans le top n’ont pas eu les mêmes développements périphériques où la situation a été plus facile à gérer. Maintenant, il ne faut pas se leurrer : les pouvoirs publics prennent l’initiative et c’est très bien. Mais le vrai mot de la fin, ce sont les acteurs économiques qui le portent."

Bars et restaurants, les clés du succès? 

Dans les chiffres livrés mercredi par l’Association du management de centre-ville (AMCV), deux indicateurs n’ont pas manqué d’attirer l’attention. De fait, outre le nombre de commerces, la vocation commerciale et le taux de cellules vides, il était aussi calculé la vocation "achats plaisir", c’est-à-dire les secteurs dédiés à l’équipement de la personne et de la maison, ainsi que la vocation Horeca des centres-villes.

Et c’est du côté des bars et des restaurants que Mons se positionne le mieux avec 32,7 % de ses commerces à vocation Horeca. Seule la ville d’Arlon fait mieux avec 33,3 %. Autrement dit, dans la Cité du Doudou, manger et boire fonctionnent très bien auprès des chalands. A contrario, la vocation "d’achats plaisir", fortement occupée par les complexes commerciaux, est stagnante avec 28,3 % de commerces spécialisés en équipement de la personne et de la maison en centre-ville.