Mons

L'asbl disposera d'ici quelques jours d'un entrepôt de 1200 m²

Le train de la solidarité et de la générosité asbl accroche un nouveau wagon à son convoi. Après la constitution d’une pharmacie d’urgence ou l’acquisition d’un véhicule médicale mobile d’intervention baptisé Lagardère, David Bouillon, médecin généraliste à l’initiative, entend mettre sur pied une banque de la solidarité et de la générosité.

D’ici quelques jours, un entrepôt de 1200 m² sera ainsi mis à sa disposition. « Je suis véritablement tombé sur une mine d’or. C’est l’un des plus grands entrepôts de la région et il est situé au cœur de Mons », se réjouit le médecin. « Il va nous permettre de centraliser tous les dons en faveur des personnes fragilisées. »

Des colis alimentaires, mais également des vêtements ou quelques électroménagers seront disponibles pour qui en aurait besoin. « Je n’ai pas vocation à remplacer les organismes existants mais à être complémentaire. Mon souhait premier, c’est de lutter contre la pauvreté de l’ombre. Encore trop de personnes ont besoin de colis alimentaires, de produits de soins,… et n’osent pas s’adresser aux structures existantes. »

Femmes, hommes, enfants, jeunes et moins jeunes, malades et invalides, personnes sinistrées,… Les publics sont malheureusement nombreux. « Nous ne nous limitons pas qu’à la médecine, nous travaillons à rendre à chacun la dignité humaine qu’il mérite. Nous voulons pouvoir aider toutes les personnes qui sont en difficulté, et ce en temps réel. »

Depuis sa mise en service, Lagardère est déjà venu en aide à des dizaines de personnes. « Je ne dors que trois heures par nuit pour pouvoir aller à la rencontre des populations fragilisées et les aider. C’est un véhicule qui permet les consultations médicales mais pas seulement. C’est bien plus que cela. » Et malgré un agenda déjà plus que rempli, David Bouillon ne compte pas s’arrêter là.

« Jeudi, je rencontre une société de production. J’ai écrit une chanson sur la santé et la pauvreté. Et d’ici peu, nous officialiserons un hôtel de soins palliatifs. L’idée, c’est de permettre des soins à domicile pour les personnes plus précarisées, qui n’ont par exemple pas de revenus ou une maigre pension, qui ne veulent pas être seuls et qui doivent être encadrés de prestataires de soins. »

Autant écrire que seul, David Bouillon ne peut pas grand-chose. Déjà épaulé par son épouse, infirmière, il cherche des bénévoles et toute collaboration utile.