Mons

Une réunion d’informations est organisée le 17 septembre, à la salle de gym de Wihéries à 19h30

Un PLP ? C’est un Partenariat Local de Prévention, soit un accord de collaboration entre les citoyens, les autorités communales et la police locale au sein d’un quartier déterminé ou d’un village. L’idée est d’échanger de manière permanente des informations concrètes en cas d’agissements suspects, de véhicules curieux ou de flagrants délits. Pas question cependant de jouer les cow-boys, seule la police est habilitée à agir. On n’est pas dans l’optique de constituer une milice privée qui réglerait ses comptes avec l’un ou l’autre malfrats.

Dans la région , ces groupements pacifiques pullulent. Le village de Wihéries va bientôt se doter de son propre PLP. L’idée est portée (et déjà validée par les autorités communales) par un citoyen engagé, Jean-Philippe Plichard. Il en assurera la coordination et sera chargé du bon respect de la charte signée entre les différents partenaires.

“L’année dernière, le 24 octobre, il y a eu un grave accident au carrefour Saint-Homme à Thulin, l’homme qui est mort était mon meilleur ami. J’ai écrit plusieurs lettres, fait des pétitions, et je me suis dit ça passe ou ça casse… Je voulais tout faire pour que des feux tricolores soient installés. Et finalement, cela a abouti !”, se réjouit le Dourois. “Comme j’ai constaté que la mobilisation était importante, j’ai pensé aux PLP pour mon village. Dans d’autres endroits, d’autres quartiers, cela se faisait déjà donc pourquoi pas à Wihéries. Le village n’est pas très grand donc on va essayer de mobiliser tous les habitants. J’ai contacté le bourgmestre faisant fonction Vincent Loiseau et l’échevin Pierre Carton et on a mis cela en place pour que je puisse le lancer au plus vite le PLP.”

Vincent Loiseau et Pierre Carton voient d’ailleurs d’un très bon œil cette nouvelle collaboration. “Nous en avons déjà lancé un à Blaugies en 2015 pour répondre à une demande citoyenne,” rappelle Vincent Loiseau. “Il fonctionne toujours mais à l’époque, nous avions eu une vague assez importante de cambriolages. Cela permettait d’accroître le sentiment de sécurité, d’échanger des informations entre les citoyens et d’aider la police. Évidemment cela est très cadré, il n’est pas question de délation ou de conflit de voisinage.”

Il est ici plutôt question de sécurité mais aussi de prévention pour se serrer les coudes entre voisines et/ou habitant d’un même village face à des méfaits pour le moins contraignants. “Plus les citoyens jouent le jeu, plus le PLP sera efficace.” Une réunion d’informations est organisée le 17 septembre, à la salle de gym de Wihéries à 19h30.