Mons

Dès lundi, ils seront rejoints par les agents des prisons de Leuze et Tournai.

En grève depuis cinq jours, les agents pénitentiaires de la prison de Mons s’étaient donnés rendez-vous ce vendredi après-midi pour une assemblée du personnel. « Nous avons demandé aux agents s’ils avaient d’autres pistes ou s’ils désiraient arrêter la grève. Mais à l’unanimité, nous avons décidé de poursuivre la grève et de refuser le service minimum ainsi que la réquisition », explique Eric Domaniecki, délégué CGSP.

Ce week-end, la grève devrait être suspendue, ou du moins diminuée, mais elle reprendra de plus belle dès lundi. « Nous avons joint les prisons de Leuze et de Tournai pour nous mettre d’accord. Leurs agents viendront lundi à Mons dès 5h30 pour mettre un piquet de grève. Nous irons tous à Leuze mardi puis à Tournai mercredi. Le but est de durcir le mouvement et de faire bouger les choses. »

Comme ailleurs dans le pays, les agents pénitentiaires montois protestent contre la mise en place du service minimum. Le mouvement a été particulièrement bien suivi à Mons, sous l’impulsion de la CSC et de la CGSP. Ce vendredi matin, seuls huit agents sur une cinquantaine avaient pris leur poste.

Pour compenser l’absence des agents, la police fédérale risque de devoir envoyer des effectifs dans la prison montoise, comme ce fut le cas ce mercredi après-midi. Les détenus devront quant à eux ronger leur frein. Les préaux seront très limités et les services seront réduits : relevé du courrier, soins médicaux et téléphone, un détenu à la fois.