Mons Infrabel a pourtant bouclé son dossier technique et financier

Les années avancent mais la ligne ferroviaire transfrontalière qui relie Mons à Valenciennes n’a toujours pas été rouverte au transport de marchandises. La concrétisation du prolongement de cette ligne 97 se poursuit mais pas assez rapidement au goût du député Eric Thiébaut (PS) qui s’inquiète. "Les attentes sont focalisées sur l’État français, qui doit construire 700 mètres de rails pour faire relier Quiévrain et débloquer un budget d’environ 7 millions d’euros" , explique le bourgmestre d’Hensies qui a interpellé le ministre de la Mobilité François Bellot (MR).

Dans son budget 2018, la Belgique a par contre bien prévu de débloquer les 2,3 millions d’euros nécessaires à l’aménagement des 800 mètres de voie ferrée qui séparent la gare de Quiévrain à la frontière française. "Il existe cependant un risque que le gouvernement français abandonne des travaux dans certaines zones rurales, parmi lesquels ceux permettant la réouverture de la ligne Valenciennes-Mons", s’inquiète Eric Thiébaut.

Face à ces incertitudes, le ministre François Bellot a pris contact avec son homologue française, Elisabeth Borne. "Sachant qu’en France, c’est maintenant un transfert de compétences vers les Régions, celles-ci doivent assurer le suivi du financement des projets", précise le ministre. "Par contre, dans le cadre du TEN-T Days, fin avril dernier à Ljubljana, j’ai pris différents contacts en vue de faire avancer le dossier de Mons-Valenciennes et de placer les jalons pour un projet de cofinancement conjoint entre la Belgique et la France."

Côté belge , le dossier est pourtant déjà bien ficelé. "Nous avons l’argent, l’étude est terminée. Tout est près du côté d’Infrabel qui souhaite maintenant disposer de garanties quant à la reconstruction du tronçon entre Blanc-Misseron et la frontière. Le tronçon entre Quiévrain et la frontière ne sera toutefois pas construit anticipativement. Infrabel a eu, à ce sujet, des réunions techniques le 7 février et le 5 avril derniers."

Un seul petit doute subsiste au niveau du financement. La SNCB attend toujours un accord avec la Région wallonne. "Les négociations sont en cours. J’attends le feu vert officiel du gouvernement wallon sur les projets qu’il entend cofinancer. Mais nous disposons de tous les montants nécessaires. Si l’on obtenait un cofinancement, soit européen soit wallon, ce montant serait simplement consacré à d’autres travaux ailleurs."