Mons

Cette décision fait suite à des révélations autour de ses fonctions et rémunérations au sein d'une asbl paraprovinciale

Nouveau coup de tonnerre dans le monde politique montois. Suite aux révélations de nos confrères de La Province, Lionel Bonjean, conseiller communal MR, a décidé de démissionner avec effet immédiat et d’ainsi quitter le conseil. Il lui est notamment reproché d’avoir touché une double rémunération au sein d’une asbl paraprovinciale durant plusieurs années.

Le principal intéressé aurait en effet perçu un traitement de 800 euros par mois au sein de l’asbl HD Gestion, liée au service provincial Hainaut Développement. Auxquels s’ajoutaient divers avantages, et notamment des 13e et 14e mois. Anciennement directeur de Hainaut Développement, Lionel Bonjean était également inspecteur général et, dans le même temps, administrateur délégué de HD Gestion et chargé de projets. De multiples casquettes qui posent naturellement question.

« Lionel Bonjean a fait preuve de la plus grande transparence en nous présentant toute la réalité. Celle-ci laisse apparaitre qu’aucune illégalité, ni irrégularité n’a été commise dans son chef. Il n’est pas question non plus de rémunération indécente ou de privilège », a réagi Georges-Louis Bouchez, chef de file des réformateurs.

« Nous sommes plutôt ici face à un mode de fonctionnement de la province de Hainaut qui doit être revu afin d'être plus compréhensible pour l'opinion publique et plus en phase avec les standards de bonne gestion. L'institution provinciale doit revoir son organisation dans sa globalité sous peine d'être confrontée à d'autres problèmes dans un futur proche. Ce propos est attesté par le fait que de nombreuses autres personnes sont concernées par l'article de presse. »

Le contexte politique actuel étant « trouble », Lionel Bonjean a décidé de quitter le conseil communal. « Contrairement à d’autres qui ont commis de véritables manquements, il ne continuera pas à siéger comme si de rien n’était », lance encore Georges-Louis Bouchez. « En agissant de la sorte, il ne veut pas que le MR ou le projet « Mons en mieux ! », dans lequel il était engagé, ne puissent souffrir de la moindre critique. »

Et de conclure : « notre groupe a fait de la bonne gouvernance sa marque de fabrique et nos actes correspondent à nos paroles avec une décision intervenant quelques minutes après la divulgation d’informations pouvant susciter les doutes dans l’opinion publique. »