Mons Dans le cadre de son mémoire, une étudiante a mis en évidence les bienfaits de la zoothérapie

Certaines expériences professionnelles sont plus positives que d’autres. Sterlia Zaracas, étudiante en dernière année d’ergothérapie, devrait se souvenir longtemps de son stage au sein de la résidence Les Jardins d’Astrid, une maison de retraite médicalisée basée à Maurage. Cette dernière est en effet parvenue à décrocher les sourires des pensionnaires grâce à son animal.

"Les animaux sont utilisés dans de nombreuses disciplines mais encore assez peu en ergothérapie, alors qu’au Canada par exemple, c’est quelque chose de fréquent", explique la jeune étudiante de 23 ans. "J’ai souhaité apporter une dimension différente à mon stage en travaillant sur cette thématique dans le cadre de mon travail de fin d’études."

La médiation animale maintient-elle l’indépendance des personnes âgées en situation du handicap ? La question est posée et Sterlia Zaracas est désormais persuadée d’avoir des éléments de réponse. "La direction et l’équipe ont immédiatement accepté la venue de mon bouvier bernois afin d’organiser divers ateliers avec les résidents. Les bienfaits de la zoothérapie sont certes parfois minimes mais ils sont indéniables."

Travail sur le schéma corporel, sur la préhension, la sensibilité et la précision des gestes, sur l’équilibre ou encore sur la confiance en soi sont autant d’éléments développés lors des séances organisées par la future ergothérapeute. "En travaillant avec des personnes âgées, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elles recouvrent toutes leurs capacités. Mais une dame en fauteuil roulant s’est par exemple levée pour faire quelques pas aux côtés de mon chien. Personne ne savait qu’elle était capable de se lever ! Cela nous a permis d’entamer un travail avec le kinésithérapeute."

Les limites sont évidemment là. Entre la peur, les allergies, etc., les pensionnaires n’ont pas été contraints de participer. "Mais globalement, tout le monde a apprécié l’expérience. De nombreuses activités sont déjà organisées au sein de la résidence mais la zoothérapie les a tout de même sortis de leur quotidien et leur a parfois rappelé des souvenirs avec leurs propres animaux." La direction envisage d’ailleurs de poursuivre l’aventure sous d’autres formes grâce à un poulailler ou encore le soin de chevaux en extérieur. De son côté, Sterlia Zaracas poursuit son stage jusqu’au 27 avril prochain, après quoi elle conclura ses trois années d’étude. "J’espère sincèrement pouvoir intégrer cette composante dans ma future profession", annonce-t-elle déjà.