Mons

La collection est enrichie de 4 autres tambours britanniques retrouvés directement sur les champs de batailles de la région montoise

La Fédération Wallonie-Bruxelles a classé comme Trésor 29 tambours de l’Empire britannique en lien avec Mons et la Grande Guerre, conservés au Memorial Museum de Mons. En août 1914, les troupes britanniques du Corps expéditionnaire ont combattu pour la première fois sur le vieux continent depuis Waterloo, le symbole du début de la guerre. Les liens entre la ville de Mons et la Grande-Bretagne resteront particulièrement forts.

Parmi les objets mémoriels remis par les vétérans à la ville de Mons, ces 25 tambours viennent constituer une collection unique au monde complétée par 4 autres tambours britanniques retrouvés directement sur les champs de batailles de la région montoise. Cette collection est d’autant plus unique que les régiments sont très réticents à se détacher d’un tel symbole, ce qui rend leur geste envers la ville de Mons encore plus exceptionnel, et par conséquent le classement important dans le contexte des commémorations du 100 e anniversaire de la fin de la Grande guerre.

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La ville de Mons est aussi concernée par le classement comme Trésor, par la Fédération Wallonie-Bruxelles, du manuscrit des Vies de Saint-Ghislain et ses miracles et fondation du monastère sous Gérard de Brogne, conservé à la Bibliothèque centrale de l’Université de Mons. La Fédération Wallonie-Bruxelles vient de lui donner ses lettres de noblesse. Ce manuscrit hagiographique, un des plus prestigieux de la bibliothèque de l’Abbaye de Saint-Ghislain, comprend 156 feuillets de parchemin épais couverts d’une écriture minuscule caroline et est un exceptionnel représentant de l’enluminure produite au XI e siècle.

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Un troisième Trésor à Mons: La bible à 42 lignes dite bible de Gutenberg

Vers 1452, la bible à 42 lignes dite bible de Gutenberg est imprimée par Johann Gutenberg à Mayence. Premier livre d’envergure imprimé en Occident à l’aide de caractères mobiles, invention majeure de l’humanité, cette Bible est devenue un objet emblématique de notre culture occidentale tandis que le nom de Gutenberg reste associé à l’imprimerie. Son immense mérite est d’avoir, en 15 ans, réussi à mettre en interaction une série de technologies différentes (presse, papier, encre, caractères typographiques), ce qui va permettre de multiplier les exemplaires et de vulgariser le livre.

Sur un tirage de 180 exemplaires de la Bible, il en reste 50 aujourd’hui dont 22 complets et 28 incomplets parmi lesquels celui de Mons. Le fait que l’exemplaire classé comme Trésor soit incomplet n’ôte rien à sa valeur. En effet, l’étude des péripéties des fragments et des exemplaires mutilés illustre aussi l’évolution des pratiques des collectionneurs et des bibliophiles au cours du temps. C’est donc à plusieurs titres que la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de classer comme Trésor cette Bible imprimée de Gutenberg.

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Enfin, the last but not least : Le dessin "Les Bêcheurs" de Vincent Van Gogh

En 1878, Vincent Van Gogh alors âgé de 25 ans, arrive dans le Borinage et fait le choix après quelques mois d’embrasser une carrière artistique. Cependant, Van Gogh a tout à apprendre. Son frère Theo lui fait parvenir Les travaux des champs, une série d’eaux-fortes réalisées par le peintre Jean-François Millet. Ce travail de copie occupe une grande partie de ses journées à Cuesmes, mais aussi à Bruxelles où il réalise probablement le dessin Les Bêcheurs qui est un des rares dessins du début de la carrière de Van Gogh, réalisé et conservé en Belgique.