Mons

Le site avait été libéré dimanche et est déjà repris d’assaut depuis ce mercredi

Une nouvelle communauté des gens du voyage s’est installée mercredi à Mons, sur le site de Géothermia, propriété de l’IDEA, intercommunale de développement économique et d’aménagement de Cœur de Hainaut. Le terrain, destiné à de futures entreprises chargées de booster le développement économique de la région, avait été libéré dimanche par une autre communauté, installée illégalement, qui rejoignait Saintes-Maries-de-la-Mer pour leur rassemblement annuel.

Oui mais voilà, le site est de choix, en bordure d’autoroute. Du coup, mercredi soir, un nouveau débarquement était constaté. Selon la ville de Mons, 30 familles s’y sont installées, avec leurs caravanes. Et ils ont l’intention d’y séjourner de deux à trois semaines, sur le site de Géothermia.

“Ce ne sont pas les mêmes personnes que la semaine dernière”, précise la ville de Mons. “Nous souhaitons que la situation se passe au mieux, même s’ils ne se sont pas annoncés et qu’ils occupent le site de manière illégale. Des contacts ont été pris avec la communauté. Un compteur Ores (opérateurs des réseaux gaz et électricité), un approvisionnement en eau et des conteneurs seront rapidement mis en place. Un accord a été conclu afin que la communauté prenne en charge financièrement ces dispositions.

À l’ordre du jour, aucune évacuation n’est envisagée. “Nous ne souhaitons pas aller à l’affrontement”, confirme le cabinet du bourgmestre, Elio Di Rupo (PS). Au MR, cela passe mal. Georges-Louis Bouchez (MR) avait déjà interpellé les autorités communales pour faire évacuer sans tarder le site. À nouveau, il a interpellé le bourgmestre ainsi que l’IDEA dont il est l’un des administrateurs.

“Soit la Ville aménage un espace spécifique avec une procédure encadrant la situation, soit il est indispensable de faire évacuer immédiatement toute installation,” réitère l’élu à l’attention du bourgmestre. Idem à l’IDEA en ajoutant le dépôt d’une plainte auprès du parquet pour violation de la propriété privée et occupation illégale des lieux. L’IDEA n’a pas l’intention de procéder de la sorte, elle est dans l’incapacité de motiver l’urgence.

La ville de Mons affirme toujours chercher un terrain pour l’aménager et le mettre à disposition lors des campagnes. Depuis plus de dix ans, elle est en échec de ses recherches. En juin 2017, la Wallonie adoptait aussi un décret pour organiser cet accueil spécifique. Chaque province devrait disposer de quatre terrains d’accueil de mars à octobre. Voilà qui est suffisant pour solliciter un coup de pouce du gouverneur de la province hennuyère, Tommy Leclercq (PS), afin de doter le territoire de véritables espaces d’accueil !