Mons

Les coups de campagnes électorales passent mal à cinq semaines du scrutin communal

La guerre électorale fait rage dans la cité du Doudou. Vu l’ambiance générale entre les élus sortants, il est évident que la tension est palpable. Un tweet du chef de file de Mons en Mieux (MdM) n’est pas passé inaperçu. “Peut-on demander au PS de cesser ses intimidations et pressions sur nos candidats (menacés par rapport à des emplois par exemple) ainsi que sur ceux qui affichent pour Mons en Mieux ? Ces pratiques mafieuses n’ont pas leur place dans le débat démocratique. Premier avertissement,” dit-il.

Ainsi Bouchez et ses candidats affirment être victimes de menaces et d’intimidations de la part du camp adverse à savoir le parti socialiste. Aucun nom n’est cité par Georges-Louis Bouchez qui estime devoir protéger l’identité de ces personnes. Reste que le ton est donné. “Des socialistes font des pressions notamment sur des emplois occupés ou non par les enfants ou les conjoints de mes candidats. Ils exercent des pressions sur l’obtention ou non d’un permis ou encore, des commerces à qui il est vivement conseillé de ne pas apposer nos affiches,… Dernier exemple en date, nous avons perdu 70 % de nos spots ce week-end lors de la Fête du cheval sur la place de Cuesmes.”

Par ce message, il entend dénoncer des “coups” de campagne déjà bien répandus. “Par peur ou par résignation, cela reste sous silence. En dénonçant, c’est une manière de les mettre en garde. Tous les moyens légaux en notre possession seront utilisés. Ce n’est pas parce que pour l’instant ils ont le pouvoir qu’ils peuvent en abuser pour des intérêts partisans. Je ne parle même pas de certaines personnes qui travaillent dans certaines structures publiques et qui se font appeler parce qu’ils ont mis un like sur une de mes publications. Il n’y a rien de destructeur à cela, c’est juste la dénonciation de pratique inacceptable. Je demande simplement de jouer cette campagne de façon fair-play et de laisser les Montois choisir de manière démocratique.”

Du côté socialiste, on dément fermement les accusations portées par le libéral montois. “Nous ne faisons de menaces sur personne, ni de pressions à qui que ce soit ! Nous pourrions exactement dire la même chose de la part des candidats Mons en Mieux. Il y a de la nervosité mais ce sont des guéguerres de bac à sable, des méthodes de campagne des années 60 et 70 ! De notre côté, nous avons interdit tous les collages par nos candidats sur les panneaux publics. Le collage ne se fera que par une seule personne à partir du 15 septembre. Nos candidats ont été sensibilisés et disciplinés par rapport à l’affichage.”

Un retour au calme est vivement conseillé de part et d’autre. D’autant qu’il reste cinq semaines avant le scrutin.