Mons

Anthony Stienon regrette notamment le manque d’action des bourgmestres de la zone Hainaut-Centre.

Le ras-le-bol des pompiers n’est pas neuf. Beaucoup d’hommes du feu regrettent le manque de moyens, la vétusté des équipements ou encore les situations de sous-effectif. Le conseil de la zone de secours Hainaut-Centre tente de régler ces problèmes mais l’inquiétude des pompiers ne cesse de grandir.

Voilà pourquoi Anthony Stienon, un ambulancier qui était pompier jusqu’en 2014, a tiré la sonnette d’alarme en rédigeant une publication sur Facebook qui a été partagée massivement. L’ambulancier s’adresse aux citoyens des 28 communes de la zone de secours Hainaut-Centre. "J’aimerais sensibiliser les citoyens en invitant un maximum de personnes à venir au prochain conseil de zone qui se tiendra le 25 septembre", explique cet habitant de Colfontaine.

L’objectif est de sensibiliser les citoyens aux problèmes rencontrés par les pompiers. "Il faut que les pompiers se sentent soutenus par la population car de nombreux pompiers en ont ras le bol et n’ont plus envie de se battre. Toutes les actions menées par le passé n’ont abouti à rien. Il faut qu’on parle des choses dont les pompiers ont vraiment besoin et regarder quelles sont les dépenses essentielles."

Ce qui chagrine notamment le Colfontainois, c’est le manque de dialogue et d’implication des bourgmestres lors de ces conseils de zone. "Un conseil de zone s’est tenu ce mercredi à Mons. Sept bourgmestres ne se sont pas présentés, sans s’excuser et sans déléguer la tâche à quelqu’un."

La séance publique de ce mercredi a duré moins de dix minutes pour voter 14 points. "Il n’y a pas eu un seul débat ni une seule question de la part des bourgmestres", peste Anthony. "Tout le monde a voté favorablement à tous les points sans se poser de question alors qu’il y avait certaines choses aberrantes. Les bourgmestres y vont-ils juste pour être présents sans se soucier réellement des problèmes ?"

Voilà pourquoi il appelle à la mobilisation lors du prochain conseil qui se tiendra à la caserne de Mons après les grandes vacances. "Je ne crois pas que les bourgmestres et les citoyens se rendent comptent de la vraie situation des pompiers", ponctue-t-il.