Mons Les riverains sont inquiets et craignent des conséquences néfastes dans leurs maisons. En cas de dégâts, appelez vos syndics !

Si l’ancien bâtiment de bpost est désormais quasi à terre, sa destruction cause quelques dégâts. C’est l’inquiétude du côté des riverains des rues André Masquelier, des Canonniers, du Gazomètre, Pécher… En fait, c’est tout le quartier des Canonniers qui est dans l’embarras. De fait, un courrier émanant d’un riverain de la rue des Canonniers est parvenu dans notre boîte aux lettres. Celui-ci dénonce les premiers dégâts : fissures de carrelages et déjà quelques-unes dans les murs. C’est le méga-chantier du futur bâtiment Renouv’O, situé à l’ancienne poste, qui est dans le collimateur ! Les vibrations engendrées par la démolition de l’énorme bâtiment sont à l’origine du mécontentement des habitants.

"Au début, il y avait des vibrations parce qu’ils démolissaient petit à petit et puis le 12 juillet, il y a eu une secousse plus importante et toute une partie du mur du côté de la rue du Gazomètre était à terre," explique Nicolas Belot, dont le grand-père réside à la rue des Canonniers et qui a constaté ces dégâts.

Carrelages endommagés, portiques déstructurés et même peut-être structures des habitations déstabilisées… "Pour l’instant, chez nous, ce sont principalement des fissures au niveau de carrelages qui sont constatées mais suite à mon courrier, nous avons été contactés par d’autres habitants qui ont déjà des fissures au niveau des murs. Pour le moment, c’est ennuyant mais pas dangereux. "

Les conséquences à long terme risquent néanmoins de voir le jour d’ici quelques semaines. Cinq à six personnes ont déjà manifesté leur désarroi face à leur bien accidenté. Du coup, les riverains rassemblent les pièces et s’organisent en vue d’obtenir réparation. "Les travaux sont importants et vont durer de nombreux mois. Ici, le choc a été violent ! Il est impossible à l’heure actuelle de savoir si la structure de l’habitation a été atteinte ou non. Je crains que le plus difficile soit à venir."

La totalité du bâtiment n’est en effet pas encore au sol. "Il reste une partie contiguë à la résidence Onyx de la rue du Gazomètre. Quand la chape du rez-de-chaussée sera démolie et que l’eau sera pompée, les bâtiments risquent d’en souffrir et de bouger. " Et de conclure : "Je vais entamer des actions en vue d’obtenir réparation des biens endommagés mais aussi et surtout en vue de couvrir tout futur possible problème qu’il pourrait advenir suite à cet accident."

L’entreprise chargée des travaux a mandaté des experts pour évaluer les dégâts. Pour l’heure, le chantier est à l’arrêt durant les congés du bâtiment.

L'affaire des syndics et des propriétaires !

À la ville de Mons, on ne souhaite pas commenter la situation mais plutôt jouer un rôle de médiateur. Les habitants concernés doivent s’adresser directement à leurs syndics et/ou à la copropriété. Des états des lieux seront réalisés afin de déterminer les dégâts. Le hic pourrait résider en l’absence d’état des lieux pré-chantier. De son côté, la Ville de Mons rappelle qu’il s’agit là d’un chantier privé et géré par des entrepreneurs privés.

Notons que Renouv’O, c’est ce projet de bureaux en plein cœur de Mons dont on parle depuis la fin 2014. Le terrain est en cours de mise à nu. Il faudra ensuite ériger les quelque 9.000 m2 d’espaces de bureaux et les 220 places de parking. Le chantier est prévu pour deux ans, sous réserve de l’un ou l’autre imprévu. Autrement dit, pas avant 2020.