Mons

Les gobelets réutilisables durant les festivités reviennent dans le débat

Rendre le Doudou plus durable est sur la table depuis 2012 des autorités communales. Des efforts ont été faits afin de réduire l’empreinte environnementale des festivités. “Pas assez”, dit Ecolo qui digère mal que, malgré les tests et les études réalisées, les gobelets réutilisables ne soient pas encore plus répandus dans la cité. Pire encore qu’ils soient abonnés lors du Doudou. Car force est de constater qu’à chaque édition du Lumeçon, au moins 90 tonnes de déchets sont courageusement ramassées dans les rues par les ouvriers communaux.

Personne ne dira le contraire, les gobelets en plastique, qui accueillent des litres et des litres de bière, transforment la ville en véritable dépotoir à ciel ouvert. Utiliser des gobelets réutilisables est “coûteux et compliqué”, martèle la majorité PS/cdH. À tel point que l’année dernière, l’échevine Moucheron testait des poubelles géantes aux quatre coins de la ville pour faire du jet de gobelet un geste sympa et durable. Oui mais voilà, cette action reste très peu répandue et finalement a très peu d’impact sur l’environnement en tant que tel.

Chez Ecolo, on veut prouver et démontrer que le gros point noir, c’est bien évidemment les gobelets jetables qui sont utilisés par les fêtards. “Chaque année, la ville dit qu’elle réfléchit à généraliser les gobelets réutilisables mais que ce n’est pas si facile que cela,” peste Charlotte De Jaer. “Pourquoi est-ce que ce serait plus difficile à Mons qu’à Ecaussinnes ou à Louvain-La-Neuve ? Deux systèmes différents y sont mis en place et cela fonctionne très bien. Au moins là, il y a un réel effort qui est réalisé. La ville se retranche derrière des barrières techniques que d’autres villes ont déjà résolues.”

Par exemple : le problème des cautions entre les différents cafetiers et la difficulté des fêtards de payer des “tournées” de boissons. “Pendant les 24h vélo, nous l’avons mis en place”, explique Thomas Moreau, ancien étudiant engagé pour mettre en place ce fameux défi.

“Il y a jusqu’à 500.000 bières débitées, cela fait pas mal de gobelets… Nous avons opté, en concertation, pour l’achat des gobelets consignés par les différents bars étudiants. Une société se charge de les laver ou de réapprovisionner au besoin. Il y a aussi moyen de les louer pour tel ou tel événement. Mais à Louvain, chaque débit de boisson qui veut servir à boire doit le faire dans ces gobelets consignés pendant les 24 heures.” Et pour offrir des tournées : “Nous utilisons des cruches qui peuvent faire six bières. Ce qui limite aussi les files aux bars. Personne aujourd’hui n’imaginerait faire marche arrière.”

Les Ecolos taperont encore du poing sur la table dans ce dossier. Leur objectif ? “Qu’en 2020, le système soit une réalité. Que d’’ici deux ans, nous puissions être véritablement fiers de notre ville via la gestion environnementale de son folklore.” Les paris sont ouverts.