Mons La rue de Maisières à Nimy est particulièrement touchée par ces dépôts.

Sacs poubelle, cartons, bâches, gravas, planches, pots et bacs en plastique… La rue de Maisières s’est transformée en une véritable décharge publique. Plusieurs personnes mal intentionnées n’ont pas hésité à venir jeter leurs déchets sur les côtés de ce sentier qui relie la place de Nimy au canal du Centre.

Pourtant, ce chemin était encore propre il y a moins de deux semaines. « Nous avions fait un plogging (jogging en ramassant les déchets) le 2 juin et nous avions ramassé beaucoup de déchets sauf ceux que nous ne pouvions pas prendre à la main », explique Romain Moerman, co-président d’Ecolo Mons. « Nous les avions signalés à la commune. Le service environnement était passé quelques jours plus tard pour tout enlever, comme ils le font plusieurs fois par an. Il n’y avait donc plus un seul déchet il y a une quinzaine de jours. »

Ce sentier boisé de la rue de Maisières est régulièrement la cible privilégiée de ce genre de dépôts. « C’est une rue isolée, non éclairée, cachée par des arbres et empruntée par peu de voitures parce qu’elle est en sens unique », analyse le 4e de la liste Ecolo. « En plus, elle relie le canal qui est un endroit très calme, surtout le soir. »

L’écoparc d’Obourg ne se situe pourtant qu’à quelques minutes en voiture. Mais un problème se pose : il faut obligatoirement se rendre aux bureaux d’Hygea à Cuesmes pour obtenir sa carte d’accès au parc à conteneurs. « C’est sûr que ça peut démotiver les gens et les pousser à aller jeter leurs déchets dans la nature. Il serait donc bon d’informer les gens, notamment les nouveaux habitants, sur le fonctionnement d’Hygea et des écoparcs. »

Lutter contre ces incivilités reste cependant compliqué. Identifier les auteurs l’est encore plus. Surtout lorsqu’il s’agit d’objets qui ne laissent aucun indice de propriété derrière eux. Les Ecolos montois ont toutefois leur petite idée. « Nous aimerions mettre en place un système de caméras mobiles », annonce l’écologiste. « Une fois que des sites comme celui-ci sont repérés, nous pourrions ainsi placer la caméra. Une fois les gens identifiés, leur sanction ne serait pas une amende mais une obligation de ramasser des déchets dans la région. »

Romain Moerman aimerait aussi utiliser la technologie et l’application Fix my Street qui permet aux riverains et promeneurs de localiser des dépôts et de le signaler directement à la commune.