Mons

S'il n'a pas gagné les élections, Bouchez sera tout de même bourgmestre de son shadow cabinet.


« Si nous avions été en majorité »… C'est en partant de cette hypothèse que Georges-Louis Bouchez a présenté son collège d'opposition. Une démarche propre à Mons en Mieux (MEM). « Nous avons lancé des invitations au CDH, sans succès », précise Georges-Louis Bouchez. « Nous n'excluons pas de revoir la composition de notre collège au cours de la mandature, ni de travailler avec les autres partis ou même d'approuver certains projets de la majorité. »

Les 11 conseillers communaux de MEM composent donc ce shadow cabinet. Mais ce n'est pas une copie conforme du modèle PS-Ecolo. « Nous avons voulu redistribuer les compétences de manière plus cohérente », indique le shadow bourgmestre. « Dans la majorité par exemple, la culture et le tourisme sont dissociés, alors que la culture peut être un levier économique à travers le tourisme. La mobilité et le parking relèvent également de deux échevins différents. Idem pour l'urbanisme et l'aménagement du territoire ou encore les fêtes et le Lumeçon. Nous avons donc redistribué les cartes au sein de notre propre collège et nous avons mis davantage l'accent sur le développement économique et l'emploi. Car le développement économique, c'est le meilleur moyen de lutter contre la précarité. »

Si ces 11 échevins de l'ombre ne reflètent pas tout à fait leur version officielle, Georges-Louis Bouchez s'est pour sa part attribué les mêmes compétences que le bourgmestre de Mons. « Je serai la belle-mère de Nicolas Martin », prévient le libéral.

Des conseillers de l'opposition qui se spécialisent sur des dossiers bien précis ? Rien de vraiment neuf ici, même si un effort est consenti dans la présentation. « Ce n'est pas nouveau ,d'autres le faisaient déjà, mais les moyens sont différents », souligne Georges Louis-Bouchez. « Ici, pour la première fois depuis longtemps, nous avons un parti d'opposition avec 11 élus. C'est cette force qui nous permet de créer un véritable collège d'opposition. »

Premier chantier, les fonds FEDER. « La Ville a dépensé de l'argent pour réaliser des études et introduire des dossiers. Mais aujourd'hui, pour différents projets, on nous dit qu'on va tout changer. C'est le cas du parking de la Place Nervienne, du passage du Centre ou encore de la Creative Valley. Ce n'est pas un exemple de bonne gestion. Nous voulons faire le point sur ces fonds FEDER et allouer les subsides au développement économique. La Ville de Mons risque de les perdre. Il ne reste qu'un an pour les engager. »

Avec ce collège de l'ombre, MEM entend ratisser large depuis les rangs de l'opposition, tout en apportant des propositions. Une façon avouée de préparer aussi le programme du mouvement pour 2024. « On y pense déjà », conclut Georges-Louis Bouchez.



La composition et les compétences de ce collège d'opposition :


Georges-Louis Bouchez : Bourgmestre, police, pompiers, personnel, prévention, coordination FEDER, mariages.

Richard Miller : Enjeux métropolitains, gouvernance.

Opaline Meunier : Enseignement, enseignement supérieur, jumelages, égalité homme/femme et des chances, associations.

Françoise Colinia : Culture, tourisme, bibliothèques.

Florent Dufrane ; Mobilité et parking, stationnement, participation citoyenne, fabriques d’Eglise.

Hervé Jacquemin : Finances, développement économique, emploi, ALE, cellule accueil des investisseurs, RCA, assurances.

David Bouillon : CPAS, logement, politique des grandes villes et bien-être animal.

Mathieu Veltri : Travaux et propreté.

Guillaume Soupart : Développement durable, énergie-climat, développement de la nature, jeunesse, informatique, nouvelles technologies, digital city, marchés publics.

Chris Massaki : Fêtes, Lumeçon, état civil et population, sports.

François Collette : Urbanisme, régie foncière, patrimoine, aménagement du territoire, agriculture.