Mons La Ville de Mons peut plancher sur l’avenir du site

Depuis quatre ans, la Ville de Mons mène un bras de fer juridico-administratif avec les gens du voyage sédentarisés qui occupent le Clos des Hirondelles, situé le long de la route de Wallonie à Ghlin. Petit à petit, cette saga tend à toucher à sa fin. En fait, il ne reste plus que deux habitants sur le terrain et à peine trois caravanes. À l’époque, ils étaient 55 alors que la convention précaire ne prévoyait que cinq résidents. Le long de la route de Wallonie, il faut maintenant chercher après ce qui était autrefois un véritable camp.

Question sécurité sur le Clos des Hirondelles, la situation s’est aussi apaisée. "Nous continuons à réaliser des contrôles deux fois par mois afin d’évaluer la situation et la garder sous contrôle", confirme le commissaire Borza de la zone de police de Mons-Quévy. "Ces derniers temps, la situation est plutôt calme, il n’y aucun souci majeur à constater." Et c’est une excellente chose.

Car avant que la Ville de Mons n’exprime sa volonté ferme de récupérer son terrain, il ne faisait pas une semaine sans que des incidents ne soient déplorés (jets de cailloux sur les véhicules, nuisances sonores, pollution environnementale, repère de certains individus malintentionnés…). Bref, la situation était loin d’être simple.

Depuis le lancement de la procédure de renom visant à ce que tout ce petit monde plie bagage, il y a aussi eu de nombreux départs volontaires vivement encouragés par les autorités communales. Ainsi, la quasi-totalité des résidents ont été relogés dans des logements sociaux ou ont quitté le territoire montois. Encore la semaine dernière, un couple a levé le camp.

Désormais, il reste encore à trouver une solution durable pour deux personnes. Ensuite, il s’agira de nettoyer et de remettre en état le site. "Nous avons sollicité la Ville de Mons pour pouvoir obtenir l’aide des services techniques pour sécuriser le terrain." Que va devenir le site à l’avenir ? Difficile de l’affirmer à ce stade mais si d’aventure la Ville souhaitait le vendre, certaines entreprises pourraient se montrer très intéressées.