Mons La procédure d’expulsion avait démarré en avril 2014. Il y a plus de quatre ans !

Entre le Clos des Hirondelles et les autorités communales, c’est loin d’être une grande histoire d’amour. La situation n’est pas nouvelle. D’autant que depuis 2014, un bras de fer juridico-administratif est engagé pour que les nomades sédentarisés plient bagages. De cinquante-cinq personnes, il n’en reste plus qu’une ! En fait, il en reste encore deux mais une personne s’est vu attribuée un logement social, nous a confirmé les services du CPAS de Mons.

Certes, c’est un grand pas en avant. Sauf qu’il aura fallu quatre années à la ville de Mons pour qu’elle reprenne ses droits sur ce terrain dont elle est propriétaire. Combien de temps faudra-t-il encore pour y voir émerger un quelconque projet ? "Pour l’instant, rien de neuf", nous dit-on à la Ville de Mons. La Ville envisage-t-elle de vendre son terrain ? Pas de réponse non plus. La Ville va-t-elle procéder à la dépollution du site ? Autant de questions qui sont toujours sans réponse, quatre ans après le lancement d’une procédure qui n’allait pas être rapide mais qui devait durer quand même moins de quatre ans.

Sur place , il reste deux petites caravanes, délabrées et qui semblent pratiquement inhabitées. La salubrité publique y est discutable. Des déchets jonchent le sol. Des pneus et de vieux fauteuils semblent encore délimiter un territoire. Mais personne à l’horizon.

La sécurité ne semble plus y être un problème. La zone de police ne fait plus état de descente en grande pompe sur le site pour l’une ou l’autre difficulté. Des contrôles sont encore réalisés. L’idée est évidemment de garder la situation "sous contrôle" et surtout de ne pas voir redébarquer de nouveaux habitants qui s’y installeraient sans autorisation.

Il reste encore à trouver une solution durable pour une personne isolée. Ensuite, il s’agira de nettoyer et de remettre en état le Clos des Hirondelles. Une manœuvre qui pourrait prendre plusieurs mois. La ville de Mons a été sollicitée afin que les services techniques puissent sécuriser le site. Pour l’heure, on y pénètre sans grande difficulté.