Mons

L'auteur de celle-ci doit encore être entendu ce mercredi

Vendredi en fin de matinée, une alerte à la bombe était déclenchée à Mons, Vers 12h30, le call-centrer du numéro anti-radicalisme de Bruxelles avait reçu un coup de file de menace. L’auteur de ce dernier aurait expliqué qu’une bombe devait exploser dans les bâtiments judiciaires de la ville. Ni une ni deux, la police montoise avait été avertie et les Cours de justice situées rue des Droits de l’Homme, l’ancien palais de justice de la rue de Nimy et le parquet avaient été évacués par précaution.

Les rues concernées avaient été évacuées et des fouilles avaient été entreprises dans chaque bâtiment. Aucune ne s’était révélée positive et le périmètre de sécurité avait pu être levé vers 14h30. Les policiers avaient été mobilisés en nombre alors que les festivités du Doudou s’apprêtaient à être officiellement lancées quelques heures plus tard.

Autant écrire que cette mauvaise blague n’avait vraiment fait rire personne. Ce mercredi, nos confrères de Sudpresse annoncent que l’auteur de celle-ci a pu être identifié. Il s’agirait donc de Cihan Karasu, un délinquant multirécidiviste originaire de Charleroi, actuellement détenu à la prison de Leuze-en-Hainaut. Ce dernier avait écopé, quelques jours plus tôt, d’une peine de 37 mois de prison et s’était emporté lorsque le président de la quatrième chambre correctionnelle avait précisé que cette peine était trop clémente.

Bien connu des services de police et des tribunaux, l’homme a été condamné à plusieurs reprises et aurait déclaré avoir agi à la demande de détenus radicalisés. Il devait encore être entendu par la police fédérale ce mercredi. Ce petit coup de fil téléphonique pourrait dans tous les cas lui coûter très cher.