Mons

Depuis deux ans, les élèves de 5e secondaire réalisent des courts-métrages au sein de l’établissement

En septembre 2016, l’École du Futur se transformait pour la première fois en plateau de tournage. Deux ans plus tard, le projet cinéma, mis sur pied grâce à la collaboration entre le service cinéma de la Province et Hainaut Enseignement, est toujours d’actualité. Cette année encore, les élèves de 5e année option littéraire se sont glissés dans la peau de réalisateurs, acteurs ou monteurs pour donner vie à trois courts-métrages.

Pour l’heure, difficile de dire si le projet sera reconduit à la rentrée scolaire prochaine. “Nous avons la volonté de poursuivre parce que c’est bénéfique, cela apporte beaucoup à l’école, aux élèves,… Ça favorise la cohésion, la collaboration, l’esprit critique, l’autonomie et la responsabilité. Mais à ce stade, nous ne pouvons nous prononcer parce que de nombreux paramètres sont à prendre en compte. Cette décision appartient non pas à l’école mais au pouvoir organisateur”, précise Sébastien Mielcarek, coordinateur pédagogique.

Il est vrai que mener à bien pareille expérience nécessite du temps, de l’organisation et beaucoup d’investissement de la part des participants. “Lorsqu’André Ceuterick (directeur du service cinéma à la province, Ndlr) est venu avec cette proposition et que le choix s’est porté sur l’École du Futur, il a fallu cibler les élèves avaient qui travailler et intégrer le projet à la grille horaire.” Certains professeurs ont ainsi accepté de perdre deux de leurs heures au profit du 7e art.

“Cela rentre dans le cadre du cours de communication. Les élèves ont été encadrés par Diego Martinez Vignatti, un réalisateur argentin dont le film “Terra Roja” a été salué par la critique. Le travail s’est scindé en deux parties. Les élèves ont d’abord analysé des films, la grammaire de l’image et du cinéma pour comprendre les intentions du réalisateur, décortiquer les différents plans, etc. En deuxième partie d’année, les élèves ont formé des groupes et sont lancés dans l’écriture d’un scénario.”

In fine, ce sont trois scénarios qui ont été sélectionnés. “En fonction des caractères de chacun, l’attribution des rôles s’est assez naturellement imposée”, précise encore le coordinateur. Après un premier travail de portrait autour d’une profession, les cinéastes en herbe ont développé en images des sujets sérieux et de société, tous tournés dans l’enceinte de l’établissement. De quoi leur donner la passion du métier ?