Mons Le 8 juin prochain, symboliquement, les navetteurs de la ligne 96 se verront offrir un petit-déjeuner et un cadeau, histoire de relancer le débat

Depuis plusieurs années déjà, les navetteurs de la ligne 96 crient leur mécontentement alors qu’ils subissent quotidiennement les retards. Malgré les messages de sensibilisation à la problématique, des pétitions et un certain soutien politique, les choses n’ont pas spécialement évolué. C’est pour cela que d’ici peu, deux actions seront organisées par le groupe de travail spécialement mis en place.

Le 8 juin prochain , symboliquement, les navetteurs de la ligne 96 se verront offrir un petit-déjeuner et un cadeau. Une façon de retaper sur le clou en prévision d’une soirée-débat qui sera organisée le 7 septembre dès 19h30 afin de débattre de la mobilité en région montoise. "Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de pétition en circulant que le groupe ne travaille plus ou que tout va bien", souligne Katty Duflos, navetteuse excédée.

"L’idée, c’est de faire part des revendications du groupe, principalement sur le tronçon Quévy-Mons qui reste problématique", ajoute Gianni Tabbone, président de navetteurs.be. "Dans le cadre du prochain plan de transport de la SNCB, nous souhaitons que ce tronçon soit desservi en week-end, que davantage de trains circulent en soirée et que les correspondances de et vers Mons soient respectées."

En conviant les navetteurs réguliers ou occasionnels et le monde politique, le groupe espère remettre en lumière le quotidien des usagers. "Le programme de la soirée peut encore évoluer mais concrètement, nous voulons donner la parole à un représentant de chaque groupe politique qui se présentera aux élections afin qu’il puisse s’exprimer sur la mobilité en général." S’en suivra un débat ouvert entre politique et navetteurs.

"Ne nous voilons pas la face : nous sommes dans une année électorale. Ce débat est l’occasion de voir qui est prêt à s’engager, à défendre nos propositions au niveau fédéral pour qu’enfin, la ponctualité ne soit plus une illusion." Jusqu’ici, si certaines améliorations ont été constatées par les navetteurs, elles n’ont pas suffi à calmer les esprits.