Mons Des équipes de la caserne de Ghlin assuraient des démonstrations dans le cadre des festivités de la Fête nationale

Le cœur n’est pas à la fête à la caserne de la Protection civile de Ghlin ! Selon la nouvelle réforme de la protection civile du ministre de l’Intérieur Jan Jambon (NV-A), cette caserne de quelque 120 agents d’élite, va fermer ses portes. Alors que la réforme doit entrer en vigueur le 1er janvier 2019, ces agents ne savent toujours pas à quelle sauce ils vont être mangés. Enfin pas tout à fait, vu qu’il a déjà été annoncé une réduction de 30 % du personnel.

Pour l’heure, les démonstrations et les animations en lien avec leur métier de pointe, assurées jadis par des agents de la caserne Ghlin, ne seront pas assurées. “Ce qui est appelé une réforme est en fait une restructuration !”, peste Joëlle Brouillard, la commandante de la caserne de la Protection civile de Ghlin. “Cette année, nous ne participerons pas aux démonstrations. Nous servons de laboratoire, de banc de test pour d’autres services, avec un tel mépris… “

Depuis deux ans, la caserne de Ghlin sait que ses jours sont comptés et participer à ces festivités au parc de Bruxelles, c’en est trop. “Les deux coordinateurs, dont moi-même, ont refusé de participer. Il ne faut pas se moquer du monde ! Quand on méprise autant le personnel, on n’a pas envie d’aller faire la fête. C’est malheureux pour le public. Mais je ne voyais pas comment motiver du personnel à montrer notre savoir-faire et notre expertise, puisqu’on est même pas reconnu par notre direction générale. J’ai donc préféré m’abstenir.”

Pour le défilé aussi, ça sent le roussi. “Nous avons beaucoup de mal à trouver du personnel qui accepterait de s’y rendre, c’est un gros souci”, confirme la commandante. D’autant plus qu’en septembre, les agents de Protection civile devront passer un concours pour lequel ils viennent d’ailleurs de recevoir un syllabus. “C’est du grand n’importe quoi. Cet examen porte sur des matières pour lesquelles le personnel a déjà prouvé ses compétences. À partir du moment où on fait passer un examen, c’est que la fonction change sauf qu’ici notre fonction ne change pas. Mais si les agents ne sont pas bien classés, ils seront rétrogradés…”

Dans les prochains jours, d’autres actions de mécontentement sont à craindre.