Mons

Le ministre de la Justice cherche à régulariser l’événement montois

Chaque dernier week-end d’août, des véhicules blindés de la Seconde Guerre mondiale déferlent sur la Cité du Doudou. Tanks in Town célèbre ainsi la libération de Mons en 1944 par le 83e Bataillon de Reconnaissance de la 3e Division Blindée U.S. Et l’événement jouissant d’une renommée internationale attire les visiteurs par dizaines de milliers. Mais la 19e édition qui doit se tenir du 31 août au 2 septembre doit surmonter un obstacle de taille.

Depuis les attentats, les exigences du décret européen sur la démilitarisation des armes sont devenues plus drastiques. Si bien que les organisateurs de Tanks in Town rencontrent des difficultés pour faire venir des chars de l’étranger. Le député Eric Thiébaut (PS) s’est inquiété de la situation à plusieurs reprises auprès du ministre de la Justice.

“Pour permettre la présence de ces chars, les organisateurs doivent pouvoir justifier leur démilitarisation via la délivrance d’un certificat,” a relevé le député lors d’une question parlementaire, cette semaine. “Or, en ce qui concerne les armes de la Seconde Guerre mondiale, les dispositions réglementaires actuelles ne permettent pas la reconnaissance de la neutralisation du matériel militaire effectuée dans un pays étranger.” Il y a deux mois, Koen Geens avait déjà répondu que ses services cherchaient activement une solution.

À présent, Eric Thiébaut souhaite savoir si ces efforts portent leurs fruits et si la prochaine édition de Tanks in Town aura bien lieu. Koen Geens a confirmé que des réunions se sont tenues entre sa cellule stratégique, le Service fédéral des armes et certains organisateurs de reconstitutions historiques de la Seconde Guerre mondiale.

“Un projet d’arrêté royal a été rédigé et fait actuellement l’objet de concertation avec le Banc d’Épreuves des Armes à feu et les services compétents de la Défense”, a ajouté le ministre dans sa réponse. “Cet arrêté fera ensuite l’objet de discussions avec les Régions compétentes pour l’importation.” Sans rentrer davantage dans les détails, Koen Geens a assuré qu’une solution concrète est en cours de recherche.