Mons

Frédérique Mahy regrette que cette vitre ne soit pas rendue plus visible

Frédérique Mahy se souviendra longtemps de son passage par le Dynamusée, situé rue Neuve à Mons. C’était le 28 avril dernier en matinée. Alors qu’elle souhaitait rejoindre une connaissance qui se trouvait déjà à l’intérieur, cette dernière s’est violemment heurtée à la paroi vitrée du musée. Résultat des courses, un nez cassé et une opération en mai dernier.

Aujourd’hui, Frédérique Mahy est remise de ses émotions mais souhaiterait d’une part recueillir les témoignages de personnes qui auraient vécu la même chose et d’autre part, éviter à d’autres de vivre cette même mésaventure. “Lorsque cela m’est arrivé, j’ai entendu dire que je n’étais pas la première. Je me suis approchée d’un pas vif de cette vitre parce que je ne l’avais pas vue : rien ne permet de la matérialiser, il n’y a par exemple aucun autocollant apposé”, explique-t-elle.

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Un manque de visibilité que regrette profondément la Montoise. “Il y a quelques jours, j’ai appris que l’assurance du BAM rejetait sa responsabilité, estimant que j’étais la seule à qui c’était arrivé et que j’ai fait preuve d’inattention. Je regardais vers l’intérieur de l’établissement, c’est un fait, mais je n’étais pas inattentive. On m’a par ailleurs répondu qu’aucun autocollant ne serait apposé sur cette vitre parce que le musée est considéré comme une œuvre d’art contemporain.”

Et d’ajouter : “Je ne suis pas revancharde, je ne demande pas non plus de dommages et intérêts. Je souhaite juste éviter que mon accident ne se reproduise. Pour prouver qu’il y a un déficit de sécurité, j’ai besoin de témoignages écrits. Plus nous serons, plus de poids nous aurons. J’ai bon espoir qu’un autocollant soit placé sur cette fameuse vitre mais seule, je ne peux pas faire grand-chose.”

C’est donc assez naturellement que Frédérique Mahy s’est tournée vers les réseaux sociaux. En quelques heures seulement, son histoire était massivement partagée avant que la publication ne soit finalement supprimée hier en milieu d’après-midi. Elle espère toutefois avoir suffisamment de poids pour pousser le musée à réagir.

La ville de Mons explique que c'est le premier incident du genre

“L'assureur de la ville de Mons a estimé que dans ce cas précis, la responsabilité civile de la ville n’était pas engagée, d’où la réponse reçue par cette dame”, explique-t-on du côté du service communication de la ville de Mons. “Il faut bien noter qu’aucun incident similaire ou de même nature ne nous a été rapporté. Ce ne serait jamais arrivé depuis que les travaux de rénovation du BAM ont été entrepris. Il s’agit d’un cas unique, assez exceptionnel.”

Et de conclure : “ Il n’y a pas de récurrence qui nous aurait permis de constater qu’il y a un réel problème. C’est bien l’assureur qui a pris la décision finale.” Difficile dès lors pour le musée montois et la ville d’envisager des solutions à un problème qui n’en serait pas réellement un.