Mons

Ce mardi après-midi, environ 35% du personnel était en poste.

À 5h30 ce mardi matin, un piquet de grève était installé devant les portes de la prison de Mons. Comme ailleurs dans le pays, les agents pénitentiaires montois protestent contre la mise en place du service minimum dans les établissements pénitentiaires. Le mouvement a été particulièrement bien suivi à Mons, sous l’impulsion de la CSC et de la CGSP.

Seuls huit agents ont pris leur service durant la matinée. En ce qui concerne les postes périphériques (le personnel médical, les cuisiniers, les assistants sociaux, …), une quinzaine de travailleurs se sont présentés. Pendant la pause de l’après-midi, une vingtaine d’agents ont pris le relais, soit environ 35% du nombre habituel.

Cette situation ne devrait plus évoluer avant jeudi après-midi, au minimum. « Les délégués syndicaux nationaux vont rencontrer Koen Geens jeudi à 12 heures », précise Eric Domaniecki, délégué CGSP. « Nous continuerons donc notre mouvement jusqu’à jeudi après-midi. En fonction des résultats de cette réunion, nous déterminerons si nous durcissons le mouvement ou si nous reprenons le travail. »

Un piquet de grève sera donc à nouveau en place ce mercredi matin et ce jeudi. « Nous n’interdisons cependant pas au personnel de rentrer », souligne le délégué CGSP. « Nous respectons le droit à la grève mais aussi le droit au travail. »

Pour le moment, ni la police ni la Protection civile ne sont venues en renfort pour compenser l’absence des gardiens. Jusqu’à jeudi, les détenus devront donc ronger leur frein. Les préaux seront très limités et les services seront réduits : relevé du courrier, soins médicaux et téléphone, une personne à la fois.

Pour rappel, les agents pénitentiaires refusent l’avant-projet de loi de service minimum présenté par le ministre de la justice Koen Geens (CD&V). « Il évoque un service minimum avec 10% du personnel. Ce qui signifie qu’il faut 6 personnes au lieu d’une soixantaine, soit une personne par aile de la prison pour tout gérer : donner le préau, s’occuper de faire venir les avocats, les assistants sociaux, le personnel médical, etc. C’est impossible », peste Eric Domaniecki.