Mons

Chaque soir, des poids lourds doivent se stationner dans la bretelle d'accès.

Des dizaines de camions stationnés sur la bande d’arrêt d’urgence et la bretelle d’accès. C’est la scène à laquelle on peut assister quasiment chaque nuit à l’aire autoroutière de Bois du Gard (E19/E42), près de Mons. Que ça soit en direction de Valenciennes ou de Bruxelles, le phénomène est identique. Pour faire leur halte nocturne, les camionneurs sont contraints de déborder de part et d’autres de l’aire de repos.

Cette situation est problématique à plus d’un titre en termes de sécurité. Les conducteurs de ces poids lourds stationnés le long de l’autoroute prennent des risques en descendant de leur véhicule. De même, les automobilistes doivent redoubler de vigilance lorsqu’ils longent ce secteur. Ajoutons à cela le manque de confort des chauffeurs qui n’ont qu’un seul espace sanitaire à leur disposition.

Quel est donc le problème ? Inévitablement un manque de places sur cette aire en particulier mais aussi un déficit de zones de stationnement pour le poids lourd sur les aires avoisinantes. « La création de places à destination des poids lourds est une thématique à laquelle la SOFICO est évidemment sensible en tant que gestionnaire du réseau », répond la SOFICO, en charge des aires autoroutières.

Des places ont par exemple été récemment créées. « Il y a quelques années, l’espace disponible sur l’aire de Bois du Gard a été optimisé lors de la réfection des marquages de l’aire : des places véhicules légers ont déjà été réattribuées aux camions. Il n’est toutefois pas envisagé « d’agrandir » des aires autoroutières mais lorsque nous renouvelons les concessions des aires, nous sommes attentifs à augmenter cette offre (par exemple, il y a aura prochainement 40 places supplémentaires crées à Bierges et une vingtaine sur l’aire de Waremme). »

La SOFICO souhaite aussi améliorer la communication à destination des camionneurs. « Dans le cadre du projet ITS que nous développons actuellement, nous souhaitons que les places existantes soient mieux renseignées (par exemple sur des panneaux à messages variables) pour permettre de mieux répartir les poids lourds », assure la SOFICO.