Mons La pluie bat des records cette année. Ce qui n’est pas sans impact pour nos communes.

Les jours de 2016 s’égrènent sur le calendrier mais ô rage, ô désespoir, c’est la mine confite que le Belge regarde par la fenêtre, guettant en vain le retour du soleil estival.

La météo est particulièrement pourrie cette année. Sans compter les orages qui se sont abattus sur nos régions, les jours de pluie semblent partis pour battre des records. Si ce temps de chien affecte notre moral en berne, il impacte également le calendrier des services Travaux.

Difficile pour nos ouvriers communaux de mener leurs tâches à bien avec ces intempéries persistantes. Et comme le soleil nous offre malgré tout quelques clins d’œil entre deux averses, ce sont sans surprise les végétations qui donnent le plus de fil à retordre aux services communaux. D’autant plus qu’il faut composer désormais avec des méthodes de désherbage sans produits phyto.

Quand le ciel se fait plus clément, nos ouvriers tentent de rattraper le retard. Mais certaines tâches doivent nécessairement être reportées, même si on limite la casse avec l’approche des congés. "Les travaux d’entretien des trottoirs ont pris du retard et la végétation est abondante", indique la porte-parole de la Ville de Mons. "Les gros chantiers n’ont pas vraiment pris de retard mais le temps est peu propice à la réfection des nids de poule."

À Ecaussinnes, certains chantiers ont pris du retard. "Nous devons remplacer les pavés d’un tunnel près de la gare, le chantier est l’arrêt pour le moment à cause des conditions climatiques", déplore Philippe Dumortier, échevin des Travaux. "Habituellement, nous profitons du mois de juin pour faire toute une série de travaux de peinture. Là aussi, cela a dû être reporté."

Comme les vendeurs de glace ou les marchands de lunettes de soleil, nous ouvriers communaux pédalent donc dans la semoule au milieu de la grisaille. "Et c’est une période spéciale car les congés approchent", souligne Manuel Bejarano, échevin des Travaux à Binche. "Or, on ne peut pas les réquisitionner n’importe comment. Je leur tire mon chapeau pour tout ce qu’ils ont fait durant les orages. Pour les mauvaises herbes, on fait comme on peut…"