Mons

Les bénéficiaires des distributions de Mimi Solidarité lui ont manifesté leur soutien ce mercredi soir

Lundi soir, un contrôle initialement mené à Mons dans le calme par l’AFSCA sur une distribution d’Ange Mélis, alias Mimi Solidarité, tournait à l’affrontement. Deux inspectrices de l’agence de contrôle et Nadia, une personne qui aide de temps à autre les bénévoles, étaient blessées dans la foulée. Aujourd’hui encore, les versions sur le déroulement des faits divergent fortement.

Toujours est-il que ce mercredi soir, il n’y a pas eu de distribution. Ange Mélis a dû suspendre ses activités, au moins temporairement puisque l’AFSCA la soupçonne de distribuer des denrées périmées et pour certaines récupérées dans des conteneurs. C’est en pleures qu’elle a rejoint les bénéficiaires rassemblés sur le lieu de distribution habituel, à la tour du Val des Écoliers.

« L’AFSCA a menti sur toute une série de choses. Je suis en contact avec mon avocat et attends des preuves de ce qu’elle avance : que l’on me montre une seule photo de moi en train de faire les poubelles ! », a-t-elle commenté. Soutenue par des dizaines de bénéficiaires, la Montoise a tenté de garder le sourire malgré une situation difficile.

« Je ne sais pas comment nous allons faire pour nous débrouiller. Beaucoup d’entre nous devrons faire comme avant : mettre sa fierté de côté et aller fouiller dans les poubelles pour trouver de quoi manger », ajoute Laetitia. « Les distributions d’Ange nous permettent de manger mais pas seulement. Ici, nous sommes une famille, nous rencontrons des gens, nous sortons de chez nous. »

Pour beaucoup, l’avenir apparait bien sombre. « Sans Mimi, je serai contrainte d’aller dans les poubelles. Il est important pour nous de la soutenir, de faire notre maximum pour elle, comme elle le fait pour nous depuis plus de deux ans », insiste Cassandra, 20 ans, bénéficiaire mais également bénévole. « Une solution doit être trouvée pour que tous puissent manger chaque jour. »

Également présente, Nadia, désignée par l’AFSCA comme la personne responsable des altercations de lundi soir. Cette dernière s’en tient à sa version : c’est une contrôleuse qui est venue l’agresser alors qu’elle s’apprêtait à prendre des photos. Quant aux coups, ils n’auraient été portés que pour se défendre. Une version corroborée par quelques bénéficiaires mais toujours contestée par l’AFSCA. De chaque côté, des plaintes ont été déposées.