Mons La ville n’a pas l’intention de réitérer son expérience pilote. Le projet avait capoté après un an

Que se passe-t-il à proximité du Grand Large, sur un terrain aujourd’hui laissé à l’abandon ? Des personnes sans-abri se sont, à nouveau, installées sur les lieux. Or, la ville de Mons a décidé avant l’hiver de fermer définitivement l’accès à son terrain, mis à disposition des SDF et/ou des marginaux. Selon nos informations, deux personnes y ont séjourné ces deniers jours. Vendredi après-midi, une équipe de la zone de police de Mons-Quévy s’y est rendue. Aucun "locataire" n’’était présent. D’autres visites sont attendues dans les prochains jours.

Pour rappel, en octobre dernier, la Ville de Mons a décidé de clôturer son projet pilote qui visait à mettre à disposition un terrain en vue d’y rassembler, avec un suivi des services adéquats, des personnes sans-abri et/ou marginales de la Cité du Doudou.

Durant près d’un an , des problèmes de sécurité, de drogues, de précarité, de vandalisme, de propreté, de salubrité ont régulièrement été pointés tantôt par les autorités communales, tantôt par les habitants eux-mêmes. Après une année, les autorités communales ont constaté l’échec de leur projet et y ont mis un terme.

Contactée la ville de Mons assure ne pas avoir changé sont fusil d’épaule quant à son projet pilote. "Le terrain doit rester vide compte tenu de l’échec du projet pilote qui avait été mené l’année dernière sur ce site. Il n’est pas question de revenir en arrière. Si des personnes s’y installent, la zone de police se rendra sur place et procédera à leur évacuation", nous a affirmé le cabinet du bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo (PS).

Certes, la "solution provisoire, intermédiaire et expérimentale" imaginée par les autorités publiques ne s’est pas révélée concluante. Pire encore, elle était un échec et, selon certains, un véritable fiasco. Mais elle avait eu le mérite d’exister. Jusqu’à présent, une alternative aux structures traditionnelles n’existe pas à Mons.