Mons

Il n’y a plus d’obstacles à la circulation des blindés pour le week-end du 1er et 2 septembre

Il s’en est fallu de peu mais cette fois, la nouvelle est officielle. Elle a même été publiée au moniteur belge ! La Belgique reconnaît donc (en un temps record) la démilitarisation de toutes les armes à feux effectuées par les bancs d’épreuves européens. Les blindés de Tanks in Town sont autorisés à participer à l’événement à partir du moment où ils disposent du certificat adéquat réalisé en Belgique ou en France, par exemple.

Ces véhicules blindés de la Seconde Guerre mondiale déferleront dans la Cité du Doudou afin de célébrer la libération de Mons en 1944 par le 83e Bataillon de Reconnaissance de la 3e Division Blindée U.S. Chaque année maintenant, l’événement subissait de l’embarras. L’organisation se souvient encore de la controverse des “chenilles” sur les voiries…

Pour ce cru 2018, c’est le climat anti-terroriste qui a compliqué la situation. Car depuis l’attentat du Bataclan à Paris, l’Europe a instauré un décret anti-terroriste plus contraignant et a demandé aux pays membres d’appliquer ce décret dans toute sa sévérité. “Il a provoqué un séisme pour les propriétaires de véhicules militaires qui les plaçait dans la catégorie détention d’armes prohibées”, expliquait Pierre Deghaye.

Résultat ? Six mois de prison et 200.000€ d’amende pour les propriétaires de ces engins. La démilitarisation officielle par le banc d’épreuve belge s’imposait et est obligatoire. Sauf que dans le cas qui nous occupe, le banc d’épreuve belge n’avait pas la possibilité technique d’effectuer le travail pour les engins de Tanks in Town. “Il était donc impératif de se retourner vers des bancs d’épreuves européens agréés. Or, les bancs d’épreuves européens ne sont pas reconnus par la Belgique !”

Une question parlementaire a donc été posée par le député Eric Thiébaut auprès du ministre de la justice. Elle a abouti dans un délai assez incroyablement court (pour la Belgique) à un arrêté royal adopté par la Chambre le 28 juin 2018. “Le plus important pour nous est l’article 14 qui reconnaît les bancs d’épreuves européens. Le projet a été adopté par la chambre et devait incessamment être publié au moniteur belge”.

C’est désormais chose faite. Tanks in Town via une nouvelle ASBL “Mons Devoir de Mémoire” créée afin de poursuivre la réalisation de l’événement a pris le relais. Reste maintenant à en informer les autorités judiciaires et policières.