Mons

L'intention frauduleuse de cette "escroquerie aux ramifications internationales" est contestée

Sans surprise, la chambre du conseil de Mons a décidé ce lundi de renvoyer toutes les personnes inculpées dans le scandale d’escroquerie financière révélée en 2013 sur les bancs d’un tribunal correctionnel. Dans ce dossier, on retrouve neuf personnes dont l’ancien directeur général retraité de la ville de Mons, Pierre Urbain.

Ce dernier, alors bras droit administratif d’Elio Di Rupo à Mons, Bernard Potvin et Jean-François Lecompte sont inculpés de participation à une organisation criminelle, d’abus de confiance et d’infractions à la législation bancaire. Les présumées activités de business men, peu scrupuleux, créent toujours des remous jusqu’à l’Hôtel de ville de Mons.

En bref, même si cette affaire s’avère déjà titanesque, le ministère public leur reproche de s’être inspirés de l’escroc financier américain Bernard Madoff et donc d’avoir usé et abusé de la pyramide de Ponzi. Des opérations financières plus que douteuses grâce à des sociétés dormantes pour appâter des clients avec des placements financiers à hauts rendements (jusqu’à 20 %). Les rendements promis étaient des leurres. Les victimes (majoritairement belges, tchèques et brésiliennes) auraient perdu plusieurs millions d’euros.

Depuis les révélations de ce scandale, Pierre Urbain n’a jamais changé son fusil d’épaule et conteste fermement l’intention frauduleuse des activités menées. Après de multiples demandes de devoirs complémentaires, la chambre du conseil a finalement été en mesure de statuer et a ordonné le renvoi devant un tribunal correctionnel de toutes les parties inculpées. Bientôt un procès ? Rien ne permet de l’affirmer.

Enfin, concernant l’autre dossier, celui des placements des fonds générés par la vente du réseau câblé (Ideatel) et perçus par l’IDEA en 2007, la chambre des mises accusations a constaté la prescription des faits. Le non-lieu est donc confirmé pour l’ex-directeur général de l’intercommunal (Jean-François Escarmelle), l’actuelle directrice générale et directrice financière au moment des faits (Caroline Decamps) ainsi que pour Pierre Urbain.