Mons La chambre du conseil s’est penchée sur le scandale d’escroquerie financière de 2013

L’ancien directeur général de la ville de Mons, Pierre Urbain a encore des comptes à rendre à la justice. La chambre du conseil de Mons a étudié, une nouvelle fois, les cas de Pierre Urbain, Bernard Potvin, Jean-François Lecompte et d’autres co-inculpés pour leurs présumées activités de business men peu scrupuleux. Cette fois, il s’agissait du dossier mastodonte qui a révélé un scandale d’escroquerie financière aux dimensions internationales dans lequel est inculpé l’ex-bras droit administratif à Mons du bourgmestre Elio Di Rupo. Des remous, cette affaire en fait encore et toujours alors que la justice n’a pas livré sa vérité.

Dans ce dossier, Pierre Urbain et d’autres présumés co-auteurs sont donc inculpés de participation à une organisation criminelle, d’abus de confiance et d’infractions à la législation bancaire. Toutes les préventions sont contestées par Pierre Urbain.

En clair, le ministère public reproche à une dizaine d’acolytes d’avoir réalisé et participé activement à des opérations financières douteuses via des sociétés dormantes comme Daro Invest, la société Le crédit Borain et Neyod Development (en Belgique, au Luxembourg et au Panama). Ces dernières étaient utilisées pour appâter des clients via des placements financiers à hauts rendements (jusqu’à 20 %). Mais les rendements promis étaient des leurres. Les victimes (principalement belges mais aussi tchèques et brésiliennes) auraient perdu plusieurs millions d’euros.

La chambre du conseil statuera le 18 juin via une ordonnance, qui en l’absence de remarques, devrait renvoyer la cause devant un tribunal correctionnel.