Mons

Le nouveau conseil communal a été installé lundi soir. Elio Di Rupo a passé le relais sous des applaudissements nourris.

Lundi soir, une page de l’Histoire de Mons s’est tournée avec l’installation du nouveau conseil communal. C’est le résultat effectif des élections d’octobre. Et le moment était historique à plus d’un titre.

D’abord, parce qu’après 18 années de mayorat, Elio Di Rupo a officiellement passé la main à Nicolas Martin. Ensuite, parce que c’est à la tête d’une majorité inédite PS-Ecolo que le nouveau bourgmestre se lance dans la mandature. Notons encore que le collège compte une majorité de femmes, situation tout aussi inédite dans la Cité du Doudou.

Le début d’une nouvelle ère ? Assurément ! Nicolas Martin entend bien l’amorcer, lui qui a souligné dans sa déclaration de politique générale que le collège incarnait la nouvelle génération, prête à écrire son propre chapitre. Mais l’histoire de Mons n’a pas été toujours rose. Le bourgmestre a ainsi rappelé que la Cité du Doudou a souffert de la désindustrialisation et a longtemps dû se contenter de miettes lorsque les autres villes wallonnes s’arrachaient les subsides.

Un tournant a toutefois été marqué avec Mons 2015, selon Nicolas Martin. Et le nouveau mayeur souhaite poursuivre sur cet élan impulsé par le statut de capitale culturelle de l’Europe. Durant la prochaine mandature, la politique de la majorité PS-Ecolo s’articulera autour de trois axes fondamentaux : développement territorial, développement durable et développement personnel.

Le nouveau bourgmestre et son équipe ont six ans pour répondre aux attentes, mais ils ne perdront pas de temps pour se retrousser les manches. Pour l’opposition, les véritables débats commenceront lors du prochain conseil, même si certains ont déjà tenté de prendre l’avance lundi. Mais la soirée était essentiellement protocolaire, marquée par les congratulations réciproques et surtout, une standing ovation unanime pour Elio Di Rupo.

G.La