Mons

Cette année encore, les gilles étaient bien entourés pour battre le pavé

Si les gilles occupent incontestablement la première place du carnaval, c’est au rythme des tambours, trompettes, et grosses caisses qu’ils parviennent à réveiller les centres-villes. Difficile dès lors d’imaginer un carnaval sans musiciens pour les accompagner et rythmer leurs pas sur les pavés. Les sociétés louviéroises ne font évidemment pas exception.

Alessandro Dell’Aria fête son cinquième carnaval derrière la grosse caisse des Gilles de Bouvy. « Tout s’est très bien passée, l’ambiance est très familiale entre les gilles et les musiciens », soulignait-il ce mardi après-midi, dernier jour de Laetare. « J’ai fait le gille pendant plusieurs années avant de passer de l’autre côté. C’est différent même si l’ambiance reste exceptionnelle. S’il est fatigué, le gille peut se permettre de rentrer chez lui. De notre côté, nous sommes là du matin au soir, quoi qu’il se passe. »


Après trois longues journées de festivité, la fatigue se fait sentir. « D’autant plus qu’il n’y a pas que ce carnaval-ci. Samedi, je participais à des soumonces générales qui sont terminées très tard. Physiquement, c’est éprouvé. La fatigue est là, seule l’habitude nous permet de tenir le rythme. » Alessandro Dell’Aria entend profiter au maximum des dernières heures de cette édition 2018.

« Je ne peux pas dire que je ne serai pas heureux de pouvoir me reposer mais je reste triste que ce soit déjà la fin. La Louvière, c’est pour moi le plus beau des carnavals. » Reste à décompter les jours avant la prochaine sortie des batteries.