Mons

Martin et Hugo vivaient le combat pour la toute première fois

Si les enfants rêvent de faire comme les grands, d'assister et d'encourager Saint-Georges face au dragon, pas question pour eux d'aller à la corde avant d'avoir atteint une robuste constitution. Exception faite ce dimanche puisque cette journée leur était spécialement réservée. Comme leurs parents le week-end dernier, ils ont pu eux aussi encercler l'arène et tenter de décrocher un peu de crin porte-bonheur de la queue du dragon.

Pour Martin, quatre ans, c'était une première. Difficile de dire, quelques minutes après le combat, qui de sa maman ou de lui était le plus ému. « Mon autre fils de six ans vivait son combat pour la quatrième fois, dans la zone rouge. Pour Martin, c'était une première. Je suis effectivement très émue parce que je ne m'attendais pas à le récupérer dans la zone à l'issue du combat. »

© E.B.

Pour Louise, voir ses deux enfants vivre le folklore montois est important. « Nous faisons la montée du Car d'Or chaque année. Il y a deux ans, ils étaient tous les deux sur notre dos pour la vivre. C'est une façon de leur transmettre cette passion. Martin entend parler du Doudou toute l'année par son grand frère, qui le motive depuis qu'il est tout petit. » Il n'en fallait pas plus pour que ce dernier souhaite faire son entrée dans l'arène.

Discours similaire du côté de Vincent, qui récupérait son fils Hugo, cinq ans, après le combat. « C'était son premier Lumeçon et en tant que casque blanc, il y a forcément une certaine forme de fierté et de transmission », explique-t-il. « Avec un peu de chance et d'ici quelques années, il pourra même faire partie intégrante du folklore. Il est scolarisé dans une école du grand Mons : ils en parlent beaucoup, ils ont visité le musée du Doudou,… Il était intrigué et voulait tenter l'expérience. »

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Une expérience que le petit garçon ne devrait pas oublier de si tôt. « Il connaît bien le déroulement du combat mais je pense qu'en terme de foule, il ne savait pas vraiment à quoi s'attendre ! Il y a beaucoup d'enfants dans une même zone, pas mal de bousculades,… Il a résisté autant qu'il a pu avant de rejoindre sa maman. »

Pour Martin, Hugo et les quelque 3000 autres enfants, nul doute que ce Petit Lumeçon marquera les esprits.