Mons

Les agents entameront une troisième semaine de grève.

La grève se poursuit à la prison de Mons. Réuni en assemblée ce mercredi après-midi, les agents pénitentiaires ont, à l'unanimité, décidé de continuer leur mouvement de grogner. Et ce, jusqu'au 6 juillet au moins. "Nous ferons une nouvelle assemblée après avoir pris connaissance de la réunion entre les syndicats et le ministre de la justice", précise Eric Domaniecki, délégué CGSP.

Le ministre Koen Geens (N-VA) doit en effet encore discuter à quatre reprises avec les syndicats. "Il y a une réunion ce jeudi 28 juin, puis trois autres : les 3, 4 et 5 juin. Après cette ultime réunion, les agents prendront la décision de lever la grève ou de la poursuivre."

La situation perdurera donc encore plus d'une semaine comme ce mercredi matin : piquet de grève dès 5h30 et moins de 10 agents en poste. Pour compenser l’absence des agents, la police fédérale envoie des hommes à la prison de Mons un jour sur deux. De quoi permettre aux détenus d'obtenir une sortie au préau, ce qui ne paraît pas être du luxe avec les actuelles fortes chaleurs.

Car les détenus sont toujours contraints de ronger leur frein. En plus des préaux limités à un jour sur deux, les autres services sont réduits au minimum : relevé du courrier, soins médicaux et téléphone. Mais pas de visite. Ce qui a d'ailleurs le don d'irriter les détenus qui commencent à perdre patience.

Cette grève a débuté le lundi 18 juin par des actions devant la prise montoise. Chaque jour, seuls une dizaine d'agents (sur une cinquantaine) ont pris leur service. Ces lundi, mardi et mercredi, la grève s'est encore davantage durcie. Les agents penitentiers de Mons ont été rejoints par ceux des prisons de Leuze et Tournai afin de protester en plus grand nombre.

Pour rappel, les gardiens de prison protestent contre la mise en place du service minimum. Le mouvement a été particulièrement bien suivi à Mons, sous l’impulsion de la CSC et de la CGSP. Ce vendredi matin, seuls huit agents sur une cinquantaine avaient pris leur poste.